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Code d'application concernant la violence à la télévision
-
I. Contexte
II. Énoncé de principe
III. Code
IV. Application et administration du Code
Annexe A - Mises en garde à l'auditoire
Annexe B - Groupes consultés
I. Contexte
- 1.1
- La violence dans notre société
est une question qui préoccupe le grand public et, par le fait même,
les télédiffuseurs privés qui émettent leurs signaux directement sur
les ondes au Canada, qui se préoccupent des communautés qu'ils desservent
et qui ont un engagement envers elles.
- 1.2
- Les télédiffuseurs privés ont
reconnu ce fait et y ont répondu en 1987 quand l'Association canadienne
des radiodiffuseurs (ACR) a mis au point son premier Code d'application
concernant la violence à la télévision, et ce en collaboration
avec un large éventail de groupes d'intérêts publics et d'associations
de l'industrie.
- 1.3
- Tenant compte du fait que les
changements sociaux exercent des pressions en faveur de l'évolution
de toute directive établie par une industrie, l'ACR a entrepris, en
1992, la révision de son Code, dont la nouvelle version présentée ici
a été publiée en 1993. Le Code d'application sera révisé
tous les cinq ans.
- 1.4
- Conformément aux critères de
procédure établis par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications
canadiennes dans son document Avis Public88-13 (Lignes directrices applicables
à l'élaboration de normes gérées par l'industrie), l'ACR a de nouveau
sollicité l'opinion d'un grand nombre de groupes d'intérêts publics
que la violence préoccupe plus particulièrement. Une liste de ces organismes
est jointe en annexe au présent Code révisé. L'ACR a de plus largement
utilisé le Rapport interne du CRTC sur la violence à la télévision publié
le 27mai 1992.
- 1.5
- Les directives énoncées dans
le présent Code d'application viennent guider les membres
de l'ACR pour la création, les horaires, l'achat, la diffusion et la
distribution de leurs émissions conformément à l'obligation qu'ils ont,
à titre de titulaire licencé en vertu de la Loi sur la radiodiffusion,
d'assumer la responsabilité des émissions qu'ils présentent. Le Code
d'application se veut aussi un complément des principes généraux
énoncés dans le Code de déontologie de l'ACR.
- 1.6
- Il ne fait pas de doute que
l'aptitude de la société à traiter de la question de la violence dans
les médias, quelle qu'en soit la forme, se trouve décalée par rapport
aux développements technologiques.
- 1.7
- Dans le cas de la télévision,
il n'a fallu que trente ans pour que les consommateurs, qui ne disposaient
alors que de quelques signaux locaux transmis par les télédiffuseurs
directement sur les ondes, aient accès aux cinquante canaux que nous
connaissons aujourd'hui, sans parler de l'univers des deux ou trois
cents canaux qui seront mis à leur portée sous peu par câble, par satellite
et directement sur les ondes.
- 1.8
- Le magnétoscope, présent maintenant
dans 73p. 100 des foyers au pays, a permis à chacun de devenir le maître
de sa programmation et a rendu inutile, à toutes fins pratiques, le
choix arbitraire d'une plage particulière de la journée pour certains
types d'émissions.
- Le magnétoscope a aussi permis
au consommateur d'avoir un accès sans précédent aux productions cinématographiques
qui n'étaient alors offertes que dans les salles de cinéma. Dans les
deux cas, l'avènement du magnétoscope a permis à des enfants de regarder
des émissions ou des films qui étaient destinés à des téléspectateurs
adultes.
- 1.9
- La création de nouveaux services
de programmation câblodistribuée, l'importation de signaux étrangers
et l'usage généralisé des jeux vidéo ont aussi modifié l'environnement
télévisuel à la maison.
- 1.10
- Tout comme il est reconnu que
la présentation de scènes de violence à la télévision n'est qu'un des
nombreux facteurs liés à la violence dans notre société, il est aussi
reconnu que les télédiffuseurs canadiens qui émettent leurs signaux
directement sur les ondes ne constituent qu'une des nombreuses sources
des émissions ou des films qui sont disponibles au petit écran.
- 1.11
- Le présent Code d'application
concrétise une démarche responsable et constructive face
à la question de la violence dans les émissions présentées par les télédiffuseurs
privés qui émettent leurs signaux directement sur les ondes au Canada.
- 1.12
- C'est au CRTC qu'il incombe
de traiter de la question de la violence contenue dans les émissions
de télévision présentées aux consommateurs canadiens par d'autres éléments
du système de télédiffusion canadien, et plus particulièrement par des
signaux américains retransmis par les télédistributeurs.
- 1.13
- Il incombe à tous les paliers
de gouvernement de traiter de la question de la violence dans le réseau
des magasins de location de bandes magnétoscopiques et dans les jeux
vidéo.
- 1.14
- Il incombe aux parents de s'impliquer
activement dans le choix des émissions que regardent leurs enfants.
- 1.15
- Il incombe au télédiffuseur,
à l'agent de réglementation, au télédistributeur et au fournisseur de
services de programmation câblodistribuée, de concert avec les parents,
les enseignants et les particuliers, de travailler ensemble pour informer
et sensibiliser la société sur la meilleure façon de gérer cette révolution
technologique qui nous offre un choix presque infini d'émissions.
- 1.16
- La censure ne constitue pas
une solution. Les téléspectateurs canadiens continuent de demander qu'un
large éventail de choix d'émissions leur soit offert où qu'ils habitent
au pays.
- 1.17
- Cependant, avec la liberté
créatrice, il faut aussi assumer la responsabilité de la protection
de nos enfants; il faut de plus s'assurer que les téléspectateurs disposent
de suffisamment d'information sur le contenu des émissions pour prendre
des décisions éclairées sur le choix des émissions en fonction de leurs
normes et de leurs goûts personnels.
- 1.18
- Le présent Code d'application
représente l'engagement des télédiffuseurs privés qui émettent
leurs signaux directement sur les ondes face à cette responsabilité,
qui consiste essentiellement à créer un pacte entre les télédiffuseurs
et les téléspectateurs.
- Par leurs pratiques en matière
de programmation, de production et d'horaires, par l'élaboration d'un
système de classification des émissions et par le recours à des mises
en garde données à l'auditoire, les télédiffuseurs privés canadiens
s'engagent à faire leur part pour protéger nos enfants et à faire preuve
de discernement face aux sensibilités des téléspectateurs.
- En contrepartie, les téléspectateurs,
en acceptant la programmation qui leur est offerte, acceptent aussi
la responsabilité de leurs habitudes d'écoute et de celles de leurs
enfants.
II. Énoncé de principe
- 1.1
- Les télédiffuseurs privés canadiens
comprennent et acceptent leur responsabilité face aux téléspectateurs
quant à la question de la violence à la télévision.
- 1.2
- En souscrivant au présent Code
d'application, les télédiffuseurs privés canadiens endossent
publiquement les principes suivants:
- 1.2.1
- que les émissions contenant
des scènes de violence gratuite ne soient pas diffusés;
- 1.2.2
- que les jeunes enfants
ne soient pas exposés à des émissions qui ne leur conviennent pas;
- 1.2.3
- que les téléspectateurs
soient informés du contenu des émissions qu'ils choisissent de regarder.
- 1.3
- En adoptant le Code d'application, les télédiffuseurs privés canadiens s'assurent que les normes
sont respectées pour ce qui est de la production, de l'achat, de l'horaire,
de la promotion et de la diffusion de leur programmation.
- 1.4
- Le présent Code d'application
a été conçu pour que les scènes de violence présentées à
la télévision par les télédiffuseurs privés soient interprétées et évaluées
dans leur contexte dramatique et informatif.
- 1.5
- La présentation de scènes de
violence dans les émissions pour enfants ne doit pas être réaliste au
point de menacer les jeunes enfants, de les inviter à imiter les comportements
décrits ni de banaliser les conséquences des actes de violence.
- 1.6
- La présentation de scènes de
violence dans les émissions dramatiques doit s'inscrire dans le sens
de l'interprétation des personnages, ou dans le développement du thème
ou du déroulement de l'intrigue.
- 1.7
- Dans le contexte des nouvelles
et des émissions d'affaires publiques, la présentation de scènes de
violence doit correspondre à la nature de l'évènement ou de l'objet
du reportage.
- 1.8
- Quel que soit le type d'émission,
la présentation de scènes de violence doit être évaluée en fonction
de l'auditoire visé et de l'heure de diffusion.
III. Code
- 1.
- CONTENU
- 1.1
- Les télédiffuseurs canadiens
ne doivent pas diffuser d'émissions qui:
- renferment des scènes de
violence gratuite*, sous quelque forme que ce soit;
- endossent, encouragent
ou glorifient la violence.
- (*Gratuit s'entend de ce qui
n'est pas inhérent au déroulement de l'intrigue, à l'évolution des personnages
ou au développement du thème de l'émission dans son ensemble.)
- 2.0
- ÉMISSIONS POUR ENFANTS
- (Enfants s'entend des personnes
âgées de moins de 12ans.)
- 2.1
- Comme il est indiqué ci-après,
la violence dans les émissions pour enfants requiert une attention particulière;
ces émissions doivent renfermer très peu de scènes de violence physique,
verbale ou émotive.
- 2.2
- Dans les émissions où les interprètes
sont des personnes réelles, il ne faut utiliser la violence que si celle-ci
est essentielle au déroulement de l'intrigue ou à l'évolution des personnages.
- 2.3
- Les émissions d'animation pour
enfants, bien qu'acceptées comme une forme stylisée de narration pouvant
renfermer des scènes de violence irréalistes, ne doivent pas avoir pour
thème central la violence et ne doivent pas inviter à l'imitation.
- 2.4
- Les émissions pour enfants
doivent aborder avec prudence les thèmes susceptibles d'ébranler leur
sentiment de sécurité, notamment les querelles domestiques, le décès
de parents ou de proches, la mort d'un animal domestique ou les blessures
qui peuvent lui être infligées, la délinquence urbaine ou la consommation
de drogues.
- 2.5
- Les émissions pour enfants
doivent aborder avec prudence les thèmes susceptibles de les inciter
à faire eux-mêmes ce qu'ils voient à la télévision, comme jouer avec
des sacs de plastique, des allumettes ou des produits ménagers dangereux
ou agir dangereusement en grimpant au balcon d'un immeuble d'appartements
ou sur un toit, par exemple.
- 2.6
- Les émissions pour enfants
ne doivent pas renfermer de scènes de violence réalistes, qui donnent
l'impression que la violence est le moyen par excellence ou le seul
moyen de régler les conflits.
- 2.7
- Les émissions pour enfants
ne doivent pas renfermer de scènes de violence réalistes qui minimisent
ou dissimulent les conséquences des actes de violence. Toute présentation
réaliste d'actes de violence doit exprimer, avec humanité, les conséquences
de tels actes à la fois pour les victimes et pour leurs auteurs.
- 2.8
- Les émissions pour enfants
ne doivent pas employer d'effets spéciaux exagérés ou susceptibles de
provoquer la frayeur lorsque ces effets ne sont
pas requis par le déroulement de l'intrigue.
- 3.
- HORAIRES DES ÉMISSIONS
- 3.1
- Programmation
- 3.1.1
- Les émissions comportant
des scènes violentes et destinées à un auditoire adulte ne doivent
pas être diffusées avant le début de la plage des heures tardives
de la soirée, plage comprise entre 21h et 6h.
- 3.1.2
- Compte tenu du fait que
des enfants plus âgés regardent la télévision après 21h, les télédiffuseurs
conviennent de respecter les dispositions du paragraphe 5.1 ci-dessous
(mises en garde à l'auditoire) pour permettre aux parents de prendre
une décision éclairée sur les émissions qui conviennent aux membres
de leur famille.
- 3.1.3
- Pour offrir aux téléspectateurs
la possibilité de s'en référer au système canadien de classification
des émissions et aux mises en garde à l'auditoire qui, autrement,
ne seraient pas présentés par les signaux étrangers, les télédiffuseurs
qui détiennent des droits de substitution autorisés par le CRTC
pour les émissions importées avant le début de la plage des
heures tardives peuvent avoir recours à la substitution de signaux,
malgré les dispositions de l'alinéa 3.1.1.
- 3.1.4
- Les télédiffuseurs doivent
exercer leur jugement quant au recours à la substitution de signaux
conformément à l'alinéa 3.1.3 et ne doivent en aucun cas recourir
à la substitution de signaux qui contiennent des scènes de violence
gratuite, sous quelque forme que ce soit, ou qui endossent, encouragent
ou glorifient la violence.
- 3.1.5
- Les télédiffuseurs doivent
prendre un soin particulier pour informer les téléspectateurs du
contenu des émissions à l'intention des auditoires adultes présentés
avant 21h, conformément à l'alinéa 3.1.3.
- (Nota: Pour tenir compte
de la diversité des fuseaux horaires et de l'importation de signaux
étrangers, les présentes directives s'appliquent au fuseau horaire
d'où provient le signal.)
- 3.2
- Matériel promotionnel de nature
violente à l'intention d'auditoires adultes ne doit pas être diffusé
avant 21h.
- 3.3
- Les publicités de nature violente
à l'intention d'auditoires adultes, telles les séquences - annonces
de films présentés dans les salles de cinéma, ne doivent pas être diffusées
avant 21h.
- 4.
- SYSTÈME DE CLASSIFICATION
- 4.1
- Les télédiffuseurs canadiens
mettent présentement au point, avec d'autres secteurs de l'industrie,
un système de classification, facile d'utilisation pour les téléspectateurs,
qui donnera des lignes directrices sur le contenu des émissions et sur
les auditoires visés.
- Une fois complet, le système
de classification deviendra un complément du Code d'application.
Comme il est entendu que le système de classification aura un effet
sur les horaires des émissions, les dispositions de l'article 3 devront
être révisées le moment venu.
- 5.
- MISES EN GARDE À L'AUDITOIRE
- 5.1
- Pour aider le téléspectateur
à faire son choix d'émissions, les télédiffuseurs doivent présenter
des mises en garde au début et pendant la première heure d'émission
diffusée pendant la plage des heures tardives, qui contient des scènes
de violence à l'intention d'auditoires adultes.
- 5.2
- Les télédiffuseurs doivent
diffuser des mises en garde au début et pendant la présentation d'émissions
diffusées hors de la plage des heures tardives et qui contiennent des
scènes de violence qui ne conviennent pas aux jeunes enfants.
- 5.3
- Des modèles de mises en garde
figurent à l' annexe A.
- 6.
- NOUVELLES ET ÉMISSIONS D'AFFAIRES PUBLIQUES
- 6.1
- Les télédiffuseurs doivent
faire preuve de discernement dans les reportages de scènes de violence,
d'agression ou de destruction qu'ils présentent aux nouvelles et dans
leurs émissions d'affaires publiques.
- 6.2
- Il faut faire preuve de circonspection
dans le choix et la présentation répétée d'images présentant des scènes
de violence.
- 6.3
- Les télédiffuseurs doivent
informer à l'avance les téléspectateurs de la présentation de scènes
de violence qui sortent de l'ordinaire ou de reportages qui font état
de sujets délicats comme l'agression sexuelle, ou les poursuites judiciaires
liées à des crimes sexuels, et ce plus particulièrement pendant les
bulletins de nouvelles ou les dépêches de l'après-midi ou du début de
soirée, que les enfants pourraient regarder.
- 6.4
- Les télédiffuseurs doivent
faire preuve de discernement dans l'utilisation des termes explicites
ou crus liés aux reportages qui contiennent des actes de destruction,
des accidents ou des actes de violence sexuelle pouvant perturber les
enfants et leur famille.
- 6.5
- Les télédiffuseurs doivent
prendre des précautions particulières en ce qui concerne les reportages
en direct sur le terrorisme au Canada ou sur d'autres troubles civils
pour s'assurer que les reportages en question ne deviennent pas un facteur
supplémentaire d'incitation à la violence.
- 6.6
- Bien que les télédiffuseurs
doivent prendre soin de ne pas exagérer ni d'exploiter les aspects de
l'agression, du conflit ou de la confrontation présentés dans le reportage,
ils doivent aussi veiller à ne pas édulcorer les réalités de la condition
humaine.
- 6.7
- Les télédiffuseurs doivent
se reporter au Code de déontologie de l'Association canadienne des directeurs
de l'information en radio-télévision pour plus de directives sur les
reportages en général.
- 7.
- VIOLENCE CONTRE LES FEMMES
- 7.1
- Les télédiffuseurs ne doivent
pas présenter d'émissions qui endossent, encouragent ou glorifient quelque
forme de violence contre les femmes.
- 7.2
- Les télédiffuseurs doivent
s'assurer que les femmes ne sont pas présentées comme des victimes de
violence à moins que la violence en question ne fasse partie intégrante
de l'intrigue. Les télédiffuseurs doivent prendre soin plus particulièrement
de ne pas perpétuer le lien entre la femme dans un contexte sexuel et
la femme victime de violence.
- 7.3
- Les télédiffuseurs doivent
se reporter au code de l'Association canadienne des radiodiffuseurs
concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision pour
plus de directives sur la représentation de la femme en général.
- 8.
- VIOLENCE CONTRE DES GROUPES PARTICULIERS
- 8.1
- Les télédiffuseurs ne doivent
pas présenter d'émissions qui endossent, encouragent ou glorifient la
violence commise en raison de la race, de l'origine nationale ou ethnique,
de la couleur, de la religion, du sexe, de l'orientation sexuelle, de
l'âge ou d'un handicap mental ou physique.
- 9.
- VIOLENCE CONTRE LES ANIMAUX
- 9.1
- Les télédiffuseurs ne doivent
pas diffuser d'émissions qui endossent, encouragent ou glorifient la
violence contre les animaux.
- 9.2
- Les télédiffuseurs ne doivent
pas être limités dans la présentation d'activités sanctionnées par la
loi qui ont rapport avec des animaux. Pour ces émissions, il faut utiliser
son jugement dans le choix des extraits visuels et des bandes sonores
qui les accompagnent, plus particulièrement si l'émission est présentée
hors de la plage des heures tardives.
- 10.
- VIOLENCE DANS LES ÉMISSIONS SPORTIVES
- 10.1
- Les télédiffuseurs ne doivent
pas encourager ou exploiter les actes de violence qui sont en marge
de la pratique régulière du sport dont il s'agit.
- 10.2
- Pour les émissions sportives
qui utilisent des animaux, les télédiffuseurs doivent se reporter à
l'article 9 du présent Code d'application.
IV. Application et administration du Code
- 1.1
- L'application du présent Code
est la responsabilité de chaque titulaire de licence.
Les plaintes et les demandes de renseignements doivent être adressées
à la station de télévision en question.
- 1.2
- Les plaintes qui ne peuvent
être résolues entre le plaignant et le titulaire de la licence peuvent
être renvoyées au Conseil canadien des normes de la radiotélévision
(CCNR), organisme chargé de la supervision de l'application du présent
Code par ses membres, et au processus qui en découle.
- 1.3
- Les coordonnées du CCNR sont
les suivantes:
Conseil canadien des normes
de radiotélévision
C.P. 3265
Succursale D
Ottawa (Ontario)
K1P 6H8
Téléphone: 613-233-4607
Télécopieur: 613-238-1734
- 1.4
- L'Association canadienne des
radiodiffuseurs (ACR), de concert avec le CCNR, remettra des copies
du Code d'application à ses membres pour leur information
et pour distribution au grand public.
- 1.5
- L'ACR contribuera à la sensibilisation
du grand public à l'existence du Code d'application et
des dispositions qu'il contient par des campagnes d'information.
- 1.6
- L'ACR organisera en permanence
des ateliers et des séminaires à l'intention des employés de ses membres
qui sont directement responsables de l'application du Code dans leurs
stations et réseaux.
- 1.7
- L'ACR mettra les producteurs
d'émissions canadiennes et les diverses associations de l'industrie
au courant de l'existence du Code et des dispositions qu'il contient
. Les membres de l'ACR informeront les producteurs d'émissions indépendantes
auprès desquels ils achètent des émissions des dispositions du Code.
- 1.8
- L'ACR collaborera avec le CRTC
et le gouvernement fédéral pour informer les producteurs d'emissions
étrangères des dispositions du Code.
- 1.9
- L'ACR, par l'intermédiaire
de son Comité mixte des questions et des tendances sociales, surveillera
l'application du Code et en fera la révision tous les cinq ans.
Annexe A - Mises en garde à l'auditoire
Les télédiffuseurs peuvent utiliser
les formules suivantes en guise d'introduction à la mise en garde:
« En sa qualité de membre
du Conseil canadien des normes de radiotélévision, CXXX-TV vous présente
la mise en garde suivante.»
« En sa qualité de membre
du Conseil canadien des normes de radiotélévision, CXXX-TV vous présente
la mise en garde suivante pour vous aider à faire un choix d'émission
approprié.»
Voici une liste de modèles de
mises en garde à utiliser dans le cadre de la présentation de scènes de
violence ou d'autres sujets. Ces formules, fournies à titre indicatif
au télédiffuseur lui permettent de remplir ses obligations dans le cadre
du Code d'application concernant la violence à la télévision
en fournissant au téléspectateur les renseignements appropriés pour choisir
les émissions qu'il désire regarder. Chaque télédiffuseur est invité à
mettre au point et à présenter des mises en garde qui conviennent à son
auditoire et qui feront que les émissions rejoignent l'auditoire approprié.
Cette émission comporte des scènes
de violence pouvant ne pas convenir à de jeunes enfants.
La supervision des parents est
conseillée.
Cette émission comporte des scènes
de violence ne convenant pas à de jeunes enfants.
Le jugement des parents est conseillé.
Cette émission comporte des scènes
de violence et des paroles grossières ne convenant pas à de jeunes enfants.
Cette émission comporte des scènes
de violence à l'intention d'un auditoire adulte. Pour un auditoire averti.
Cette émission comporte des scènes
de violence et des paroles grossières à l'intention d'un auditoire adulte.
Pour un auditoire averti.
Cette émission comporte des scènes
de violence et des paroles grossières. Pour un auditoire averti.
Cette émission comporte des scènes
de violence, des paroles grossières et des scènes de nudité à l'intention
d'un auditoire adulte. Pour un auditoire averti.
Cette émission traite d'un sujet
délicat à l'intention d'un auditoire adulte. Pour un auditoire averti.
Cette émission traite d'un sujet
délicat, comportant des scènes de nudité et des paroles grossières. Pour
un auditoire averti.
Annexe B - Groupes consultés
Au cours de l'élaboration du Code,
l'ACR a sollicité l'opinion des réseaux et des stations membres ainsi
que des groupes suivants:
Conseil canadien des normes de
radiotélévision
Association canadienne de production de film et de télévision
JLL Broadcast Group
Ministère des communications
Évaluation-Médias
Owl Centre for Children's Film and Television
Association canadienne des directeurs de l'information en radio-télévision
Société Radio-Canada
Alliance pour les enfants et la télévision (anciennement l'Institut de
radiotélévision pour enfants)
Toronto Women in Film and Television
Association canadienne des femmes en radiotélévision
Canadiens qui s'inquiètent des divertissements de caractère violent (C-CAVE)
Alliance animale du Canada
CBC Newsworld
MUCHMUSIC
VISION TV
YTV Canada Inc.
The Family Channel Inc.
First Choice Canadian Communications Corporation
SUPER CHANNEL (Allarcom Pay Television Limited)
Association canadienne de télévision par câble
MUSIQUEPLUS
Météomédia Inc. / The Weather Network
LE RÉSEAU DES SPORTS
Association nationale des téléspectateurs
Groupe de recherche sur les jeunes et les médias
Pour la coalition contre la violence dans les émissions pour enfants
Conseil du statut de la femme
Canal Famille
Premier Choix: TVEC Inc. (Super Écran et le Canal Famille)
Télé-Métropole Inc.
En outre, il y a eu un certain
nombre de rencontres avec la haute direction et les membres du Conseil
de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

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