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Code d'application
concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision
26 octobre, 1990
Table des matières
- Introduction
- Genèse
- Objet
- Principes généraux
- Interprétation
- Mise en oeuvre et administration du
code
- Lignes directrices
- Définitions:
1. Évolution des rapports
2. Diversité
3. Portée démographique
4. Exploitation
5. Langage neutre
6. Équilibre
7. Participation en ondes et dans les coulisses
8. Élaboration et acquisition
d'émissions
9.
Messages publicitaires
Introduction Le présent code reflète l'obligation
de tout titulaire d'une licence délivrée en vertu de la Loi sur la radiodiffusion de s'assurer que ses services de programmation
et de diffusion respectent les normes professionnelles les plus strictes.
Il atteste en outre l'engagement des radiotélédiffuseurs à présenter tous
les individus de façon juste et impartiale, à l'antenne de la radio et
de la télévision.
La partialité et la dénigrement
peuvent être explicites ou implicites, colorant l'image, le dialogue ou
les rôles attribués aux hommes et aux femmes dans les émissions et dans
la publicité. Les radiotélédiffuseurs canadiens sont conscients de l'effet
à long terme d'une telle attitude et cherchent, par cette refonte des
Lignes directrices d'application volontaire concernant les stéréotypes
sexistes établies par l'ACR, à enrayer le problème de façon efficace
et responsable.
Le code énoncé dans les pages
qui suivent est l'aboutissement de consultations avec des représentants
du public, notamment l'Alliance of Canadian Television and Radio Artists
[ACTRA], le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme
ICCCSF], la Coalition canadienne contre la pornographie dans les médias,
les Canadiens qui s'inquiètent des divertissements de caractère violent
[C-CAVE], l'Institut de radiotélévision pour enfants, la Fédération des
femmes du Québec, le Comité canadien d'action sur le statut de la femme,
le groupe Évaluation-Médias [MediaWatch] et le Toronto Women in Film and
Video. Il a aussi fait l'objet de consultations avec des compétences reconnues
du domaine.
Il a pour but de guider l'élaboration,
la production et l'acquisition, d'émissions, ainsi que leur inscription
à l'horaire, compte tenu du fait qu'il ne peut exister un ensemble de
critères clairement définis, s'appliquant universellement à toutes les
collectivités canadiennes, en tout temps.
Bien que son adoption et diverses
autres mesures prises par les radiotélédiffuseurs privés canadiens pour
lutter contre les stéréotypes sexuels ne sauraient manquer d'avoir une
influence positive, il faut se rappeler que les lignes directrices qu'on
y trouve énoncées peuvent n'avoir qu'un effet minime sur les signaux et
les émissions offerts aux Canadiens en provenance d'autres pays.
Ce code concernant l'emploi de
stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision est un complément des
principes généraux énoncés dans le Code de déontologie et les autres
codes d'application volontaire adoptés par l'ACR.
Genèse
En 1979, la Conseil de la radiodiffusion
et des télécommunications canadiennes [CRTC] a constitué un Groupe de
travail sur les stéréotypes sexistes, afin d'encourager l'élimination
des stéréotypes sexuels dans les médias de la radiodiffusion. L'ACR a
fait diverses recommandations à ce groupe, dont les modifications qu'elle
a elle-même apportées au Code de déontologie alors en vigueur,
pour marquer l'importance qu'elle accorde à l'élimination des stéréotypes
sexuels.
Le rapport du Groupe de travail
du CRTC, paru en 1982 sous le titre L'image des femmes, exhortait
les radiotélédiffuseurs privés à prendre des moyens d'enrayer les stéréotypes
sexuels dans les médias de la radiodiffusion. Répondant à cette invitation
et renouvelant son propre engagement, l'ACR a constitué un comité spécial
qui a fait paraître les Lignes directrices d'application volontaire
concernant les stéréotypes sexistes.
En janvier 1986, la CRTC a publié
les résultats d'une étude qu'il avait faite des moyens pris par l'industrie
pour sensibiliser ses membres au problème et diminuer les manifestations
de partialité dans la présentation des hommes et des femmes à la radio
et à la télévision. En décembre de la même année, après trois audiences
publiques auxquelles l'ACR a participé, il a fait connaître ses conclusions.
Le réglementateur a reconnu alors,
dans son énoncé de politique, une nette accentuation de la prise de conscience
et du désir d'enrayer le problème. Il a également déclaré tenir les Lignes
directrices d'application volontaire publiées par l'ACR pour d'«excellents
énoncés de principes». Néanmoins, donnant suite à diverses observations
du public et des radiotélédiffuseurs, ainsi qu'aux réserves qu'il faisait
lui-même, il a mis l'ACR au défi d'atteindre de nouveaux objectifs et,
notamment, de réviser les lignes directrices publiées.
Le présent Code d'application
volontaire concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision
constitue la réponse de l'Association canadienne des radiodiffuseurs.
Il sera administré par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision.
Objet
Le présent code exhorte les radiotélédiffuseurs
à montrer qu'ils sont conscients des problèmes posés par la présentation
péjorative ou partiale des hommes et des femmes et qu'ils y sont sensibles.
Il a pour objet d'aider à éliminer la discrimination systématique, fondée
sur le sexe, dans les émissions diffusées.
Télédiffuseurs et radiodiffuseurs
doivent essayer de présenter dans leurs émissions et leurs messages publicitaires
un nombre proportionnel d'hommes et de femmes ayant des occupations et
des rôles variés dans la société, que ce soit au foyer ou au travail.
Il leur incombe en outre de s'assurer
que les dispositions du code sont portées à l'attention des responsables
de l'élaboration et de la production ou de l'acquisition d'émissions et
des producteurs de messages publicitaires.
Principes généraux
- (a)
- L'objectif de représentation
égale étant accepté, l'image véhiculée par la radiotélévision doit être
comparable à la réalité et refléter véritablement les réalisations,
l'apport, les intérêts et les activités mondaines et professionnelles
des hommes et des femmes.
- (b)
- Dans leur présentation de l'homme
et de la femme, les radiotélédiffuseurs doivent s'efforcer d'élargir
la fourchette comparable des rôles attribués aux uns et aux autres.
- (c)
- Aucune disposition du code
ne doit être interprétée comme une censure de la présentation d'une
saine sexualité. Néanmoins, les radiotélédiffuseurs doivent éviter et
éliminer toute présentation de violence gratuite à l'endroit d'autres
personnes dans un contexte sexuel et éviter de promouvoir la haine ou
la dénigration fondée sur le sexe. Ni l'un ni l'autre sexe ne doit être
avili par des actes de violence gratuite. Les télédiffuseurs et la public
devraient se reporter également au Code d'application volontaire
contre la violence à la télévision établi par l'ACR, où sont énoncées
des dispositions générales concernant la violence à l'endroit des femmes.
- (d)
- Les radiotélédiffuseurs doivent
porter attention aux exemples de comportement donnés aux enfants à la
radio et à la télévision. Les programmateurs feront tout en leur pouvoir
pour continuer d'éliminer les impressions péjoratives, afin de favoriser
le développement de comportements constructifs et progressifs. La «sexualisation»
des enfants dans le cadre des émissions présentées est inadmissible
à moins qu'il ne s'agisse d'une dramatique ou d'une émission d'information
traitant expressément du sujet.
- (e)
- Au moment de dresser sa grille-horaire,
le radiotélédiffuseur doit évaluer chaque émission en fonction de son
programme entier et des services de radiotélévision offerts sur son
marché, afin d'assurer la variété du contenu.
- (f)
- L'évaluation des réalisations
d'une station, au plan de l'élaboration et de l'acquisition d'émissions,
ainsi que de leur inscription à l'horaire, doit tenir compte du programme
d'ensemble de la station et de ses antécédents sous le rapport des stéréotypes
sexuels. La disponibilité de toute émission d'autre provenance dans
le territoire de rayonnement du radiotélédiffuseur devrait aussi constituer
un critère d'évaluation du choix d'émissions offert.
- (g)
- Le code doit être interprété
en conformité de la Charte canadienne des droits
et libertés et de la Loi sur la radiodiffusion.
- (h)
- Aucun code ne saurait prévoir
tous les cas de présentation péjorative des hommes et des femmes. L'ACR
s'attend en conséquence qu'on s'inspire des présentes pour donner suite
à toute plainte ayant trait à un cas qui n'y est pas prévu.
Interprétation Les lignes directrices de l'ACR visent
à assurer qu'on évalue toute interprétation de la distinction des sexes
donnée à la radio et à la télévision en fonction du personnage ou du contexte
dramatique ou informatif de l'émission, du film, du dialogue, du hors-champ
ou de l'interprétation visuelle où elle s'insère et en reconnaissant qu'il
n'est pas toujours possible, ni souhaitable, de faire l'équilibre dans
le cadre d'une émission précise ou unique.
Mise en oeuvre et administration du code
La mise en oeuvre du présent code
incombe au titulaire de licence y souscrivant. Toute plainte ou demande
de renseignements concernant le code devrait être communiquée au radiotélédiffuseur
en cause, à qui il revient d'y donner suite.
Toute plainte que le radiotélédiffuseur
concerné n'aura pu régler à la satisfaction du plaignant pourra être transmise
au Conseil canadien des normes de la radiotélévision qui est chargé de
faire respecter le code et de prendre les mesures que cela suppose.
L'ACR collaborera avec le Conseil
canadien des normes de la radiotélévision à faire connaître le code, et
en distribuant des exemplaires aux intéressés et en encourageant les radiotélédiffuseurs
qui y souscrivent à diffuser des messages d'intérêt public à son sujet.
Lignes directrices de l'association canadienne
des radiodiffuseurs concernant les stéréotypes
sexuels à la radio et à la télévision
Définitions:
Langage neutre ou non sexiste
s'entend d'un langage n'excluant ni l'un ni l'autre sexe et n'étant partial
à aucun.
Présentation péjorative ou
partiale s'entend d'un langage, d'une attitude ou d'une représentation
tendant à associer des rôles, comportements, caractéristiques, attributs
ou produits particuliers à des personnes en fonction de leur sexe, sans
égard à leur individualité. La partialité et le dénigrement peuvent être
explicites ou implicites.
Discrimination systématique
s'entend de gestes ou comportements d'un organisme ou d'une société qui
dénotent l'existence de préjugés notoires contre une personne ou un groupe
en fonction du sexe et nient à cette personne ou à ce groupe des occasions
d'avancement.
Hors-champ s'entend, à
la télévision, de la superposition d'un dialogue, d'un monologue ou
d'un entretien distinct de l'image paraissant à l'écran au cours d'une
émission, d'un segment d'émission, d'un message publicitaire, d'une séquence
d'autopublicité ou d'une pause d'identification. Cette définition ne vise
pas les séquences d'articles de nouvelles qui font partie d'un reportage
indépendant présenté par un correspondant. À la radio, cette expression
s'entend d'un énoncé d'informations qui est donné pendant des annonces
publicitaires produites par la station et au cours duquel l'annonceur
n'assume aucun rôle particulier: la voix hors-champ est essentiellement
anonyme.
1. Évolution des
rapports:
Les radiotélédiffuseurs reconnaissent
l'évolution des rapports entre hommes et femmes dans la société d'aujourd'hui.
Les émissions diffusés doivent présenter hommes et femmes dans une variété
de rôles traditionnels et non traditionnels, au travail, au sein de la
famille et de la société et dans leurs loisirs.
Recommandation: Étant donné
l'ouverture de postes jusqu'ici réservés à l'un ou l'autre sexe et l'évaluation
de la condition parentale et des modes de vie. Les rôles et les débouchés
offerts aux hommes et aux femmes sont chaque jour plus diversifiés. Les
rôles attribués aux femmes et aux jeunes filles à l'antenne de la radio
et de la télévision devraient être aussi variés que ceux qui sont donnés
aux membres du sexe masculin. L'homme ne devrait pas toujours être dépeint
comme l'agresseur dans les relations personnelles. Hommes et femmes devraient
être présentés comme des collaborateurs, dans un contexte où l'homme n'a
pas nécessairement l'avantage en raison de son poste ou de ses attributs
personnels.
2. Diversité:
(a) Les émissions de radio et
de télévision doivent refléter le changement que connaît la structure
familiale contemporaine et mettre l'accent sur la gamme et l'évolution
constante des types de famille.
Recommandation: L'évolution
de la société canadienne fait qu'il n'y a pas qu'une structure familiale;
il existe plutôt une gamme de modes de vie familiaux et d'organisations
familiales, qui varient selon la culture, la région et le contexte économique.
La notion de«structure familiale contemporaine» englobe divers genres
d'unités familiales, tels l'union de personnes de races différentes, les
ménages monoparentaux, les familles constituées des personnes provenant
d'unions distinctes ou partageant d'autres liens, les couples sans enfants
ou en ayant adoptés, de même que les ménages en instance de divorce ou
de séparation.
(b) Les émissions de radio et
de télévision doivent présenter tous les membres de la famille comme ayant
part à la vie familiale, à la marche de la maison et aux tâches ménagères.
L'homme et la femme devraient sembler s'occuper, autant l'un que l'autre,
des divers aspects de la vie en famille, tels les soins de santé et les
questions financières, et paraître assumer une gamme comparable de responsabilités
et de décisions.
Recommandation: L'interprétation
de cet énoncé dépend dans une grande mesure de l'expérience et des croyances
de chacun et est, par conséquent, sujette à discussion. Ainsi, dans une
famille, le partage des tâches ménagères et des responsabilités familiales
et domestiques peut se faire moitié- moitié, alors que, dans une autre,
un partenaire est le soutien de famille et l'autre apporte une contribution
équivalente en tenant la maison, en accomplissant les tâches ménagères
et en dispensant des soins à son(a) conjoint(e) et aux enfants.
(c) Les émissions de radio et
de télévision doivent attester l'égalité de l'homme et de la femme aux
plans intellectuel et émotif et respecter la dignité humaine. Hommes et
femmes doivent sembler bénéficier autant les uns que les autres des avantages
de la vie en famille ou de la vie de célibataire. Ils devraient être présentés
dans des postes de tous genres, fonctionnant à titre d'égaux aux plans
intellectuel et émotif, dans toutes sortes de contexte. Ce principe veut
tant pour les loisirs que pour les activités professionnelles exigeant
des compétences intellectuelles variées.
Recommandation: Hommes
et femmes devraient être montrés comme collaborant au bien-être de la
famille par le soutien émotif et financier qu'ils apportent à leur partenaire,
dans le public et dans la vie privée. Malgré les problèmes de discrimination
systématique qui existent dans la société, les émissions de radio et de
télévision devraient dépeindre un monde où l'on sait devoir éviter et
enrayer la discrimination fondée sur le sexe.
3. Portée démographique
Les émissions de radio et de télévision
doivent donner une vue panoramique de la société canadienne. Les hommes
et les femmes doivent être décrits d'un oeil juste et impartial aux plans
de l'âge, de l'état civil, de la race, des origines ethnoculturelles,
de l'apparence physique, des tendances sexuelles, du milieu et de la religion,
de l'occupation, de la condition socio- économique, des loisirs et des
intérêts. Les radiotélédiffuseurs devraient également refléter dans leurs
émissions le rôle et l'apport des handicapés, des déficients mentaux et
des mésadaptés sociaux.
Recommandation: Les portraits
de la femme que présente la télévision sont souvent moins variés que ceux
de l'homme, des points de vue de l'âge et du milieu, de l'apparence, de
l'occupation, du mode de vie et des intérêts. Les personnes âgées, les
handicapé(e)s et les autochtones sont eux aussi mal représentés. Il faudrait
donc s'efforcer particulièrement d'accorder plus d'attention aux minorités
visibles et ethniques, dont la présence dans la société canadienne se
fait de plus en plus importante.
4. Exploitation
Il faut s'abstenir d'exploiter
les hommes, les femmes ou les enfants dans le cadre des émissions de radio
et de télévision et éviter toute observation péjorative ou dénigrante
concernant leur place ou leur rôle dans la société. On ne devrait abaisser
ni les uns ni les autres par l'emploi de l'habillement, de gros plans
ou d'autres modes de présentation semblables. Il est par ailleurs inadmissible
de «sexualiser» les enfants par leur habillement ou leur comportement.
Recommandation: L'exploitation
sexuelle par le biais de l'habillement est un point sur lequel, traditionnellement,
les deux sexes ont bénéficié d'un traitement différent: les femmes ont
plus souvent été présentées légèrement vêtues et affectant une allure
séduisante.
5. Langage neutre
L'égalité des sexes doit être
reconnue et confirmée par un langage et une terminologie judicieusement
choisis. Les radiotélédiffuseurs doivent employer un langage neutre dans
leurs émissions et éviter autant que possible les expressions se rapportant
à un genre seulement.
Recommandation: Le langage sexiste exclut inutilement un
sexe ou montre de la partialité à l'égard des hommes ou des femmes.
Un tel langage contribue à perpétuer des attitudes ou des images
tendant à associer des caractéristiques et des rôles particuliers
à un sexe, sans égard à l'individualité du personnage décrit. Un
langage neutre permet en revanche de substituer l'expression «scientifique»
à «l'homme de science», pour désigner un emploi, et d'éviter l'usage
de termes masculins exclusifs pour des allusions générales («années-hommes»
pour «années-personnes», par exemple). Les radiotélédiffuseurs devraient
se reporter aux Directives
pour l'utilisation d'un langage non sexiste établies
par l'ACR.
6. Équilibre
Les radiotélédiffuseurs doivent
tendre à l'équilibre dans l'emploi de voix masculines et féminines en
hors-champ et dans la participation d'experts et de compétences des deux
sexes à leurs émissions. Les émissions d'information et d'affaires publiques
devraient présenter indifféremment des hommes et des femmes de toutes
les sphères d'activité, ayant des responsabilités décisionnelles ou politiques
de toutes sortes.
Recommandation: Les radiotélédiffuseurs
devraient tendre visiblement à une représentation égale des hommes et
des femmes et procéder par étapes, de façon réaliste et progressive.
7. Participation
en ondes et dans les coulisses
Les radiotélédiffuseurs doivent
accroître la participation des femmes en radiotélévision, tant en ondes
que dans les coulisses.
Recommandation : La participation
égale des femmes et des hommes, à titre d'exécutants ou de décideurs,
est un objectif reconnu de l'industrie. Il faut tendre visiblement vers
cet objectif, en inscrivant plus de femmes au générique des émissions,
par exemple. La transition devrait se faire par étapes, de façon réaliste,
progressive et conforme aux responsabilités incombant aux radiotélédiffuseurs
en vertu de la Loi sur l'équité en matière d'emploi. Les mesures
prises sous ce rapport devraient viser également les handicapé(e)s et
les membres du minorités visibles et ethniques.
8. Élaboration et
acquisition d'émissions
Les radiotélédiffuseurs doivent
se montrer sensibles aux problèmes liés à la présentation de stéréotypes
sexuels dans l'élaboration de leurs émissions ou l'acquisition d'émissions
étrangères aux fins de diffusion.
Recommandation: Les radiotélédiffuseurs
doivent porter le présent code à l'attention de leur personnel de production,
afin de s'assurer que les émissions réalisées par leurs stations en respectent
les exigences à l'égard de la présentation des stéréotypes sexuels.
Lorsqu'ils élaborent, financent
ou acquièrent des émissions canadiennes d'autres sources que leur propre
service de production ou celui du réseau, ils doivent s'assurer que les
producteurs avec lesquels ils font affaire connaissent le code.
S'ils acquièrent des émissions
étrangères ou participent à leur production, ils devraient faire tout
en leur pouvoir pour évaluer les concepts véhiculés à la lumière du code.
9. Messages publicitaires
Les principes énoncés ici à l'égard
des stéréotypes sexuels valent également pour les messages publicitaires.
La publicité devrait présenter des hommes et des femmes de tous les âges,
dont les aptitudes, l'apparence, les origines, l'occupation, la situation
personnelle et les responsabilités familiales dénotent une grande variété.
Recommandation: La personnel
responsable de la production des messages publicitaires de source locale
doit être informé des dispositions du code et en tenir compte dans la
réalisation de ces messages.
Pour ce qui est des messages publicitaires
axés sur le marché national, les radiotélédiffuseurs doivent travailler
en étroite collaboration avec les organismes établis, tels le Comité des
télédiffuseurs du Canada et la Fondation canadienne de la publicité [FCP],
afin de promouvoir l'observation du code. Ils devraient également collaborer
de façon continue à l'éducation de l'industrie de la publicité sous ce
rapport.
Il faut, autant que possible,
employer un langage neutre. La publicité doit en outre éviter toute exploitation
flagrante de l'un ou l'autre sexe, de même que toute violence gratuite.
Elle doit aussi tendre à une utilisation
équilibrée des hommes et des femmes comme présentateurs et en hors-champ.

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