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Politique sociale > Lutte contre la violence > Lettre envoyée aux Députés

MESURES ANTIVIOLENCE PRISES PAR LES TÉLÉDIFFUSEURS PRIVÉS CANADIENS

Lettre envoyée aux Députés

May 25, 2000

Monsieur/Madame,

Vous savez sans doute que l'un de vos collègues du Parlement, M. Bernard Bigras (BQ, Rosemont), a récemment présenté un projet de loi d'initiative parlementaire portant sur l'importante question de la violence à la télévision.

Les télédiffuseurs privés canadiens partagent les inquiétudes du député de Rosemont à l'égard de la violence dans notre société et, en particulier, lorsque de jeunes enfants sont exposés à des émissions télévisées comportant des scènes de violence qui ne conviennent pas à leur âge. Voilà pourquoi notre industrie considère cette question comme une priorité depuis plus d'une douzaine d'années.

Les stations de télévision locales de votre circonscription, de même que les réseaux nationaux et les services de télévision spécialisée qui sont membres de l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR), ont fait preuve d'initiative en créant des codes sectoriels sévères, des systèmes d'évaluation des émissions assortis de symboles affichés à l'écran, des mises en garde aux téléspectateurs, un mécanisme d'autoréglementation et plusieurs campagnes nationales d'intérêt public primées axées sur la violence et ses victimes dans nos collectivités. En plus de ces engagements collectifs, les télédiffuseurs veillent individuellement à ce que leurs émissions répondent aux normes établies par leur collectivité, par le biais de comités consultatifs internes.

Il y a dix ans, les télédiffuseurs privés ont créé le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR), un organisme d'autoréglementation indépendant unique qui administre les codes de l'ACR régissant la programmation, notamment le Code d'application volontaire concernant la violence à la télévision. Le CRTC a salué l'initiative de l'ACR et de ses membres en soulignant que le CCNR et le code sur la violence reflètent le sens des responsabilités et la maturité de l'industrie de la radiotélévision à l'égard des questions sociales d'intérêt public.

Par ailleurs, l'industrie est en train de se mobiliser pour mettre en place le codage d'émissions qui fonctionnera de concert avec la puce antiviolence; les fabricants installent actuellement cette puce dans les nouveaux téléviseurs qui commencent à peine à se vendre dans notre pays. Cette technique de contrôle parental donnera à chaque famille canadienne la possibilité de choisir les types d'émissions qu'elle est disposée à autoriser dans son foyer.

Toutes ces initiatives des télédiffuseurs ont fait que, depuis plus d'une décennie, le Canada a été, et continue d'être, à l'avant-garde dans sa façon de réagir à cette importante préoccupation sociale qu'est la violence, au point où même le matériel non diffusé, comme les vidéocassettes de location, font aussi l'objet d'une classification.

Les télédiffuseurs privés canadiens appliquent déjà des restrictions très sévères en ce qui concerne la présentation de la violence dans les émissions pour enfants et l'heure de diffusion des émissions comportant des scènes de violence destinées à un auditoire adulte. Ce régime est en place depuis un bon moment; il fonctionne bien et a reçu l'aval du CRTC tout en satisfaisant aux exigences de liberté d'expression que contient la Charte canadienne des droits et libertés.

Nous croyons que notre industrie, qui travaille en collaboration avec le CRTC et d'autres intervenants sectoriels, a réussi à réaliser la délicate harmonie entre, d'une part, la protection de nos enfants et, d'autre part, la préservation de la liberté d'expression des créateurs, grâce aux mécanismes d'équilibre qu'elle a créés avec ses codes, ses systèmes d'évaluation, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision et le travail du Groupe d'action sur la violence à la télévision (GAVT).

En outre, le Canada est réputé mondialement pour la superbe qualité de ses émissions pour enfants sans violence, qui ont été produites et diffusées grâce au solide appui des télédiffuseurs privés, et pour son travail de pionnier dans le domaine de la connaissance des médias, entrepris par le Réseau Éducation-Médias, un organisme sans but lucratif établi sur Internet et soutenu financièrement en partie par les télédiffuseurs privés.

Tous les éléments de notre société ont, sans aucun doute, un rôle à jouer pour protéger nos enfants. Les télédiffuseurs privés canadiens ont pour leur part constamment démontré leur engagement à faire de l'écoute télévisuelle une expérience sans danger et enrichissante pour leurs téléspectateurs les plus jeunes et les plus vulnérables. Nous croyons que nos réalisations à cet égard placent clairement le Canada en tête du peloton mondial pour sa façon de composer avec la question complexe de la présentation de la violence à la télévision.

Vous trouverez ci-joint un document de base traçant un rapide survol historique de notre engagement dans ce dossier. Nous vous fournirons avec plaisir de la documentation supplémentaire ou organiserons pour vous des séances d'information avec notre personnel et des spécialistes de l'industrie si vous en ressentez le besoin. À cet effet, n'hésitez pas à communiquer avec la personne suivante :

Margot Patterson
Conseillère juridique de l'ACR
Tél. : (613) 233-4035, poste 314; Téléc. : (613) 233-6961
Courriel : mpatterson@cab-acr.ca

Nous vous prions d'agréer, l'assurance de notre haute considération.

Le président et directeur général,

Michael McCabe


MESURES ANTIVIOLENCE PRISES PAR LES TÉLÉDIFFUSEURS PRIVÉS CANADIENS

1987
  • Les membres de l'ACR élaborent et lancent le premier code sectoriel concernant la présentation de la violence dans les émissions télévisées.

1990
  • Les radiotélédiffuseurs privés créent la Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR). Cet organisme d'autoréglementation indépendant unique en son genre administre les codes de l'ACR qui portent sur la programmation. Le CCNR met à contribution des représentants de l'industrie de la radiotélévision et du public pour aborder les préoccupations des téléspectateurs à l'égard des normes de programmation.

1993
  • L'ACR est un membre fondateur du Groupe d'action sur la violence à la télévision (GAVT), un organisme pansectoriel auquel participent le public et les télédiffuseurs privés, les câblodistributeurs, les producteurs d'émissions et les annonceurs. Il n'existe aucune organisation semblable dans le monde. Le GAVT est chargé de superviser l'élaboration d'un énoncé général de principes et de créer les codes sectoriels et les systèmes de classification d'émissions.

  • Le CRTC approuve le Code d'application volontaire concernant la violence à la télévision révisé de l'ACR, qui est adopté comme norme sectorielle de facto et devient une condition de licence imposée à tous les services canadiens de programmation par le CRTC. Le code révisé est reconnu mondialement comme un code d'éthique de premier plan sur cette question.

1994
  • Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision constate en octobre que la diffusion de l'émission The Mighty Morphin Power Rangers viole la disposition du code sur la violence de l'ACR qui porte sur les émissions pour enfants, ce qui pousse le CRTC à tenir une audience nationale sur la façon dont le Canada doit s'attaquer au problème de la violence à la télévision. Le processus aboutit à la Politique sur la violence dans les émissions de télévision du CRTC, qui exige l'élaboration de systèmes de classification des émissions fonctionnant de pair avec un outil technologique expérimental : la puce antiviolence.

  • Les télédiffuseurs privés entreprennent une campagne nationale de sensibilisation intitulée La violence : ne restons pas indifférents, à laquelle ils consacrent 10 millions de dollars en temps d'antenne pour diffuser des messages d'intérêt public portant sur la violence dans la société. Cette campagne est coparrainée par Patrimoine canadien, le Solliciteur général, Santé Canada, Développement des ressources humaines Canada, Justice Canada et le ministère de la Défense nationale.

  • L'ACR lance également un «programme d'action communautaire» national, dont l'outil principal est un guide de programmation et d'activités communautaires intitulé 1001 idées de radiodiffuseurs.

1996
  • L'ACR lance une deuxième campagne nationale, intitulée cette fois La violence : à vous de réagir. Axée sur la violence à l'endroit des femmes et des enfants et l'importance de bien connaître les médias, la campagne comporte des messages d'intérêt public et des publications d'accompagnement. Encore une fois, plus de 10 millions de dollars en temps d'antenne y sont consacrés.

  • Le Réseau Éducation-Médias devient une corporation sans but lucratif. Conséquence du processus d'antiviolence télévisuelle du CRTC, l'organisme établi sur Internet favorise la réflexion critique sur l'information, les émissions de divertissement et les nouvelles techniques de communication offertes par les médias, en plus de stimuler le débat public sur le pouvoir qu'exercent les médias dans la vie des enfants et des jeunes gens. Les télédiffuseurs privés jouent un rôle prédominant dans le financement du travail du Réseau Éducation-Médias.
1997
  • Les stations locales et les réseaux nationaux privés participent au plus vaste essai sur le terrain jamais entrepris dans le monde technologique de la puce antiviolence, en mettant à l'épreuve les systèmes de classification proposés pour les émissions en français et en anglais. L'essai aboutit à l'approbation du CRTC de systèmes de classification à six niveaux pour les émissions en français et en anglais des catégories dramatique, télévérité (dramatique pour enfants présentant des faits et des personnages réels) et long métrage.

  • L'industrie propose d'utiliser des icones à l'écran pour avertir les téléspectateurs de la cote des émissions présentées jusqu'à ce que la puce antiviolence devienne plus robuste et soit incorporée aux téléviseurs. Les icones commencent à apparaître sur les écrans de télévision canadiens dès l'automne.

1998
  • Au nom de l'industrie canadienne, le GAVT exerce des pressions auprès de la Federal Communications Commission américaine, afin que les systèmes canadiens de classification des émissions soient ajoutés aux spécifications techniques que la Commission approuvera pour la puce antiviolence qui sera intégrée aux téléviseurs fabriqués pour le marché nord-américain.

1999
  • En janvier, le GAVT fait état, dans son rapport au CRTC, de l'implantation sans heurts des systèmes de classification d'émissions et de la réception favorable que le public a réservée aux icones représentant les cotes des émissions à l'écran. Au milieu de l'année, les premiers téléviseurs équipés d'une puce antiviolence sont fabriqués.

2000
  • En avril, le GAVT crée un comité d'implantation de la puce antiviolence pour coordonner l'introduction par les télédiffuseurs canadiens du codage des émissions permettant l'utilisation de la puce antiviolence.
   
Pour plus de renseignements
L'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR)
www.cab-acr.ca
Margot Patterson, conseillère juridique
Tél. : (613) 233-4035, poste 314; téléc. : (613) 233-6961
courriel : mpatterson@cab-acr.ca

Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR)
www.cbsc.ca
Ron Cohen, président national
Tél. : (613) 233-4607; téléc. : (613) 238-1734
courriel : info@cbsc.ca
Le Groupe d'action sur la violence à la télévision (GAVT)
Al MacKay, président
Tél. : (613) 799-3668; téléc. : (613) 728-4265
courriel : almackay@magma.ca

Réseau Éducation-Médias
www.reseau-medias.ca/fre/
Jan D'Arcy, codirectrice
Tél. : (613) 224-6892
courriel : jdarcy@media-awareness.ca
Annonceurs responsables en publicité pour enfants (ARPE)
Cathy Loblaw, directrice générale
Tél. : (416) 484-0871
courriel : concernedchildren@on.aibn.com
 

 

 
 
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