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Secteur radio > Fonds RadioStar

Mémoire présenté
par l'Association canadienne des radiodiffuseurs
Table des matières
Introduction
Consultations
Partie A Principes
directeurs du fonds
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Admissibilité |
|
|
Artiste
Requérants
Projets
Critères d'admissibilité |
|
Demande et attribution de
l'assistance |
Partie B Principes fondamentaux
de l'organisation du fonds
|
Structure et conduite des
affaires du conseil |
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Structure juridique
Décaissements
Frais d'administration du fonds
Responsabilité |
Partie C Effet prévu
Conclusion
Liste d'annexes
| Annexe
A: |
Lettre de l'ACR
au Conseil, datée le 17 septembre 1999 rapport de situation
concernant le Fonds
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| Annexe
B: |
Lettre d'appui
de l'ADISQ
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| Annexe C:
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Tableau
Fonds RadioStar (disponible à travers l'ACR)
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| Annexe
D: |
Échéancier des contributions
au Fonds RadioStar et Starmaker découlant des transfers autorisés
par le Conseil
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Demandes de transfert de
propriété de stations de radio privées à l'étude
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| Annexe
E: |
Budget prévu pour les Fonds
RadioStar et Starmaker |
|
Modalités de versements
aux Fonds RadioStar et Starmaker |
Fonds RadioStar
Proposition formulée
par l'Association canadienne des radiodiffuseurs
Introduction
- À titre de représentante de la grande
majorité des stations de radio privées du Canada, l'Association canadienne
des radiodiffuseurs (ACR) est heureuse de présenter au Conseil
une proposition visant à établir un fonds de commercialisation et de
promotion de la musique canadienne de langue française, qui s'appellera
le « Fonds RadioStar ».
- L'Association a indiqué au Conseil le
26 novembre dernier, lorsqu'elle lui a présenté sa proposition
concernant le « Radio Starmaker Fund », qui est destiné à
soutenir la nouvelle génération d'artistes canadiens d'expression anglaise,
qu'elle travaillait aussi à une proposition semblable pour le secteur
francophone.
- Dans le cadre de l'examen de la politique
concernant la radio commerciale, l'ACR a adopté pour le secteur de la
radio une stratégie en trois volets, qui se résume comme suit :
- Rentabiliser la radio commerciale par
une restructuration favorisant la rationalisation grâce à une nouvelle
politique autorisant la propriété de licences multiples ;
- Implanter et promouvoir la radio numérique
sur le marché canadien;
- Assurer un approvisionnement soutenu et
abondant de musique canadienne populaire.
- Vu la nouvelle politique sur la propriété
de licences multiples énoncée par le Conseil dans l'avis public CRTC 1998-41,
intitulé «Politique de 1998 concernant la radio commerciale » et
le lancement de la radio numérique à Toronto, Montréal, Windsor et Vancouver,
les deux premiers volets de la stratégie résumée ci-dessus sont en bonne
voie. La création de fonds de commercialisation et de promotion des
artistes d'expression française et anglaise est un facteur important
de la mise en oeuvre du troisième volet cité.
- L'ACR avait suggéré, entre autres choses,
dans le cadre de l'examen de la politique concernant la radio commerciale,
de remplacer le critère relatif aux avantages par une contribution destinée
à FACTOR et à Musicaction, ainsi qu'à un nouveau fonds de commercialisation
et de promotion de la musique canadienne.
- Le Conseil a modifié, dans l'avis public
CRTC 1998-41(avis public), le critère relatif aux avantages tangibles
s'appliquant aux transferts de propriété et de contrôle d'entreprises
radiophoniques rentables. Ces transferts s'assortissent désormais d'une
contribution financière directe à la mise en valeur des talents canadiens,
contribution qui doit représenter au moins 6 % de la valeur de
la transaction et dont la moitié (soit 3 %) doit aller à un nouveau
fonds de commercialisation et de promotion de la musique canadienne.
- Le Conseil a précisé que ce nouveau fonds
aurait pour but d'appuyer les activités coopératives des radiodiffuseurs
et de l'industrie de la musique pour commercialiser et promouvoir la
musique canadienne, y compris les artistes de la relève.
- Le secteur de la radio soutient les artistes
canadiens depuis très longtemps. Dès 1962, Standard Broadcasting créait
la « Canadian Talent Library » et faisait appel à des artistes
canadiens pour constituer une collection de plus de 275 disques
à contenu canadien en vue de les faire jouer sur les ondes. En 1963,
l'ACR et l'Association des compositeurs, auteurs et éditeurs du Canada,
Limitée (CAPAC) ont formé un comité mixte chargé de promouvoir
les intérêts des compositeurs et paroliers d'oeuvres tant populaires
que sérieuses.
- Le secteur de la radio a continué d'appuyer
les musiciens canadiens par le biais de mesures de toutes sortes que
la création de FACTOR et de Musicaction a permis de mieux canaliser.
Jusqu'ici, les radiodiffuseurs ont investi 18,5 millions de dollars
dans ce genre de projets. Ils ont aussi beaucoup aidé à faire valoir
et connaître les artistes canadiens par la tenue de concours, la production
de compilations sur disque, la remise de bourses d'études et l'appui
apporté aux concerts.
- La retransmission en direct d'entrevues
avec les artistes, la publicité faite à leurs tournées sur les ondes
locales et nationales et, plus récemment, la reconnaissance des talents
canadiens prometteurs et l'appui publicitaire qui leur est apporté lors
de chaque Gala de l'ADISQ qui se tient annuellement au Québec sont autant
d'autres moyens par lesquels les radiodiffuseurs aident à promouvoir
la relève dans le monde musical au Canada.
- Fidèle à son objectif de longue date d'appuyer
les artistes canadiens de toutes les régions du pays, la radio compte
faire de la publicité pour promouvoir la création du Fonds partout au
pays, afin que tous les artistes admissibles puissent s'en prévaloir.
Consultations
- Dans son avis public, le Conseil a dit
s'attendre que le fonds soit administré conjointement par des représentants
du secteur de la radio et de l'industrie du disque et que l'ACR soumette
à son approbation préalable une proposition élaborée de concert avec
des représentants de l'industrie du disque et précisant comment le fonds
sera administré et exploité.
- Afin de répondre aux attentes du Conseil,
l'ACR a donc constitué un groupe de travail à qui elle a confié le mandat
de discuter avec l'industrie du disque. Ce groupe se composait de radiodiffuseurs
francophones et anglophones : les premiers ont entrepris des pourparlers
avec l'industrie du disque de langue française, et les seconds avec
l'industrie du disque de langue anglaise.
- Comme l'Association l'indiquait dans son
compte rendu du 17 septembre 1999 (voir annexe A), les discussions avec
les secteurs francophone et anglophone de l'industrie du disque se sont
déroulées séparément en raison des différences marquées que présentent
ces secteurs.
- Les discussions avec l'Association québécoise
de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ), qui représente
l'industrie de la musique de langue française, ont eu lieu dans le courant
de l'hiver 1999-2000. Elles se sont tenues en deux stades : on
a d'abord tenu des rencontres préliminaires pour entamer le dialogue;
puis, dans un deuxième temps, on a élaboré la proposition d'établissement
du fonds de commercialisation et de promotion de la musique canadienne
de langue française.
- La proposition visant ce fonds reprend
plusieurs éléments de celle qui a été faite à l'égard du « Radio
Starmaker Fund », mais elle comprend aussi des éléments dictés
par la nature du marché francophone.
- Les discussions avec l'ADISQ ont été utiles
non seulement parce qu'elles ont permis d'arrêter en commun le mode
de fonctionnement du fonds, mais aussi parce qu'elles ont jeté les fondements
d'une nouvelle collaboration entre le secteur de la radio et l'industrie
de la musique d'expression française. Les radiodiffuseurs ont la ferme
intention de poursuivre le dialogue entamé, afin de mettre en oeuvre
d'autres mesures propres à favoriser l'épanouissement de nouveaux artistes
canadiens francophones populaires et de pourvoir ainsi aux besoins de
musique de la radio d'expression française.
- Comme il vient d'être dit, l'ADISQ et
les radiodiffuseurs ont élaboré la proposition d'établissement du fonds
ensemble. L'ADISQ a revu la proposition finale, et ses observations
ont été prises en compte. On trouvera à l'annexe B une lettre par
laquelle elle lui donne son aval.
- La proposition de l'ACR se divise en trois
parties :
- La partie A expose les principes
directeurs, les critères d'admissibilité et le mode de fonctionnement
du Fonds.
- La partie B comprend les principes
fondamentaux de l'organisation du Fonds et la structure de son conseil
d'administration.
- La partie C donne une idée de la
somme des contributions que le Fonds aura à sa disposition au cours
des cinq à sept prochaines années pour les transactions apparaissant
à l'annexe D, annexe qui énumère les transferts de propriété autorisés
par le Conseil ou à l'étude à ce jour par celui-ci ainsi que les contributions
au Fonds y découlant1.
Partie A Principes
Directeurs du Fonds
- Comme la somme des contributions prévus
à l'annexe D sera versée sur une période de cinq à sept ans, il a été
décidé de ne pas créer de fonds de dotation et de dépenser plutôt les
sommes reçues au fur et mesure des rentées. D'autre part, l'industrie
de la musique faisant aujourd'hui face à de nouveaux défis d'importance,
c'est au cours des prochaines années qu'elle aura le plus besoin d'avoir
accès à l'assistance du Fonds. De ces deux réalités découlent les principes
directeurs du Fonds.
- Les principes directeurs du Fonds sont
les suivants :
- L'appui consenti par le Fonds devrait
avoir un effet considérable et perceptible sur la carrière de
l'artiste; et
- Toute contribution financière du Fonds
devrait constituer un investissement supplémentaire, c.-à-d.
s'ajouter à ce qui est prévu pour le lancement, la commercialisation
et la promotion d'un enregistrement sonore admissible.
- Ces principes directeurs mènent à l'adoption
du cadre de fonctionnement suivant :
- Le Fonds comprend exclusivement des argents
des radiodiffuseurs privés. Bien que son établissement concorde avec
de nombreux objectifs de la politique gouvernementale, son principal
but est de faciliter la popularisation de nouveaux artistes canadiens
et ainsi de créer des étoiles de la musique canadienne produisant du
contenu canadien populaire. Pour que se réalisent ses objectifs particuliers,
il est essentiel que ce fonds du secteur privé soit tout à fait indépendant
des fonds publics. D'autre part, le financement consenti doit s'ajouter
à tout financement public qui pourrait être accordé
- Le Fonds accordera donc son appui à une
variété de projets de commercialisation et de promotion qui s'ajouteront
à ceux que subventionnent à l'heure actuelle Musicaction et d'autres
organismes publics ou privés soutenant les artistes canadiens. Il offrira
une source de financement totalement distincte, accessible selon des
critères d'admissibilité prédéterminés, à des fins précises. Il est
entendu que tout artiste canadien qui a l'appui de Musicaction pour
un projet de commercialisation et de promotion n'est admissible à l'aide
consentie par le Fonds que pour un projet qui s'ajoute au premier,
c.-à-d. constitue un complément clairement distinct et quantifiable
du projet financé par Musicaction2.
- Afin d'assurer que l'assistance consentie
par le Fonds constituera véritablement un complément d'investissements
existants dans des activités de commercialisation et de promotion, seuls
les projets auxquels le requérant admissible aura déjà affecté, ou s'apprêtera
à affecter, une mise de fonds importante, d'après le plan de commercialisation
soumis à l'approbation du conseil d'administration du Fonds, pourront
être subventionnés.
- C'est dire que le Fonds appuiera :
- les nouveaux artistes canadiens d'expression
française de toutes les régions du pays dont le talent est assez
prometteur pour avoir incité une maison de disques à miser sur eux
des sommes importantes; et
- les artistes canadiens d'expression
française de toutes les régions du pays qui ont déjà commencé à
se faire un nom et dont les antécédents démontrent le talent prometteur
et sur lesquels une maison de disques a misé des sommes importantes.
- Le Fonds réservera son assistance à des
projets de promotion et de commercialisation axés sur le marché canadien,
dans le cadre desquels il peut avoir un effet structurant, plutôt que
d'appuyer une foule de projets sans grand effet.
- Le Fonds recherchera les moyens les plus
rentables de promouvoir et de faire valoir les artistes canadiens. Comme
son apport financier provient uniquement du secteur de la radio et que
ce secteur participe avec énergie à la mise en valeur des artistes canadiens,
une partie des sommes consenties pourra servir à l'achat de temps d'antenne
auprès de stations de radio canadiennes. Le conseil d'administration
du Fonds décidera des autres activités de commercialisation et de promotion
auxquelles apporter un appui3.
- L'appui consenti se fera sous la forme
de deux versements égaux, l'un à l'acceptation du projet et l'autre,
sur production du rapport d'achèvement du projet.
- Les frais d'administration seront gardés
au minimum.
- Les décisions du Fonds se fonderont sur
une procédure à la fois équitable et transparente.
- Comme il a été signalé, on entend garder
les frais d'administration du Fonds au minimum. Il est donc essentiel
de faciliter l'approbation des demandes par l'élaboration de lignes
directrices objectives qui rendront l'approbation quasi automatique
dans le cas des requérants qui satisfont aux critères d'admissibilité
établis.
- Enfin, le Fonds sera actif pendant une
période de cinq à sept ans, c.-à-d. pendant la période au cours
de laquelle il recevra les contributions découlant des transferts de
propriété et de contrôle d'entreprises de radio autorisés ou à l'étude
à ce jour à moins que de nouvelles transactions relatives au transfert
de propriété et de contrôle d'entreprises de radio qui n'apparaissent
pas l'annexe D, aient lieu au cours des prochaines années, auquel cas
le Fonds poursuivra ses activités afin d'épuiser toutes nouvelles contributions.
Admissibilité
Artistes
- Sera admissible tout artiste canadien
d'expression française qui a obtenu l'engagement minimal requis d'une
maison de disques en vue de la commercialisation et de la promotion
d'un nouvel album de musique de langue française qu'il compte sortir.
- L'aide consentie sera en fonction des
critères suivants :
- L'artiste qui lance son premier album
ou qui a vendu moins de 50 000 exemplaires de son dernier
album aura accès au maximum de l'aide admissible.
- L'artiste qui a vendu entre 50 000
et 100 000 exemplaires de son dernier album aura accès à 50 %
de l'aide admissible.
- L'artiste qui a vendu plus de 100 000 exemplaires
de son dernier album aura accès à 25 % de l'aide admissible.
Requérants
- Sera admissible la maison de disques canadienne
satisfaisant à tous les critères suivants :
- Avoir au moins trois enregistrements sonores
dans le commerce au détail pendant l'année d'imposition en cours ou
les 365 jours précédant le début de celle-ci (c.-à-d. l'année d'imposition
précédente);
- Avoir mis en marché au moins trois nouveaux
enregistrements sonores pendant l'année d'imposition en cours ou les
730 jours précédant le début de celle-ci (c.-à-d. les deux années
d'imposition précédentes);
- Avoir une entente de distribution en vigueur
avec un distributeur reconnu par Musicaction durant la totalité des
périodes susmentionnées.
Projets
- Sera admissible le projet de commercialisation
et de promotion d'un enregistrement sonore d'un artiste canadien d'expression
française admissible qui répond aux critères énoncés ci-dessous. La
sélection finale des projets devant recevoir l'assistance du Fonds sera
faite par le conseil d'administration.
- La production d'un enregistrement sonore
de musique sera exclue. La publicité radiophonique étant l'un des moyens
les plus efficaces de promouvoir les artistes canadiens, elle constituera
un élément admissible de tout plan de commercialisation proposé.
Critères d'admissibilité
- Pour que le projet soit admissible :
- la bande maîtresse de l'enregistrement
sonore visé (album ou chanson qui précède l'album) devra être sous le
contrôle intégral d'un Canadien;
- dans le cas d'un album, la majorité (plus
de 50 %) des pistes devra être réputée « canadienne »
selon le système MAPL du Conseil;
- la maison de disques produisant l'enregistrement
devra avoir, pour l'album ou la chanson qui précède l'album visé, une
entente de distribution en vigueur avec un distributeur reconnu par
Musicaction.
- D'autre part, l'assistance financière
requise devra se chiffrer à au moins 22 500 $, c.-à-d, que
le projet aura une valeur minimale de 45 000 $
Le conseil d'administration fixera le montant maximal d'aide admissible
consenti dans chaque cas.
Demande et attribution de l'assistance
- Voici comment il faudra procéder pour
obtenir l'assistance du Fonds.
- Le conseil d'administration du Fonds établira
les critères d'admissibilité officiels, qui seront diffusés largement
à la grandeur de l'industrie et du pays.
- Le requérant éventuel devra déterminer
si le projet de commercialisation et de promotion pour lequel il souhaite
obtenir l'assistance du Fonds répond à tous les critères d'admissibilité
arrêtés.
- Sur réception d'une demande, le directeur
exécutif du Fonds (voir la description de ce poste au paragraphe 45
de la partie B) examinera le projet proposé afin de s'assurer
qu'il satisfait effectivement à tous les critères arrêtés. Dans la négative,
la demande sera renvoyée au requérant accompagnée d'une explication
pourquoi la demande ne rencontre pas tous les critères arrêtés. Dans
l'affirmative, elle sera soumise à un jury constitué de personnes compétentes
(voir la description donnée à au paragraphe 53 de la partie B).
- La demande relative à tout projet satisfaisant
aux critères établis devra être étayée par un plan d'action détaillé,
comportant un volet de commercialisation de l'enregistrement sonore
visé et démontrant sans équivoque que l'apport du Fonds constituerait
un investissement supplémentaire.
- Le plan d'action présenté devra s'inspirer
des normes de commercialisation généralement acceptées dans le secteur
de l'enregistrement sonore au Canada et devra démontrer que la contribution
financière provenant du Fonds constitue un investissement supplémentaire.
Il sera prioritaire de démontrer l'efficacité du volet de commercialisation.
- Il importe de signaler qu'il sera interdit
au requérant obtenant l'assistance du Fonds d'en déduire quelque portion
que ce soit des redevances allant à l'artiste. Le conseil d'administration
instaurera des mécanismes destinés à garantir que l'artiste bénéficiaire
n'aura à renoncer à aucune part des redevances qui lui reviennent par
suite de l'assistance apportée par le Fonds. Tout requérant qui, par
suite de l'assistance consentie par le Fonds, tenterait de prélever
une part des redevances allant à l'artiste deviendrait automatiquement
inadmissible pour une période fixée par le conseil d'administration
du Fonds.
Partie B Principes
Fondamentaux de l'Organisation du Fonds
Principes fondamentaux de l'organisation
du Fonds
- La structure de l'autorité au sein du
Fonds repose sur les principes suivants :
- Le secteur de la radio et l'industrie
du disque (secteur de l'enregistrement sonore) devront être représentés
également au conseil d'administration du Fonds.
- Le conseil d'administration devra agir
avec transparence et faire preuve d'une grande impartialité, qui se
traduira par l'interdiction d'établir des critères d'admissibilité favorisant
ses membres.
- L'adoption de ces principes vise à permettre
de satisfaire aux attentes formulées par le Conseil dans l'avis public
à l'égard de l'administration conjointe du Fonds par des représentants
des deux secteurs intéressés. Ces principes concordent également avec
le point de vue de l'ACR, qui a déclaré dans la lettre qu'elle a envoyée
au Conseil le 30 avril 1999 : « il ne conviendrait pas
de confier la direction du conseil d'administration du fonds de commercialisation
et de promotion de la musique canadienne à l'industrie qui, essentiellement,
sera la principale bénéficiaire de l'appui offert ». [traduction]
- Au moment d'arrêter la structure du conseil
d'administration du Fonds, il était donc essentiel de faire en sorte
qu'aucun des administrateurs nommés ne puisse bénéficier du fait qu'il
siège au conseil ni modifier les critères d'admissibilité ou y en ajouter
d'autres en sa faveur.
- Il fallait en outre s'assurer que la structure
choisie procurerait assez d'autonomie et d'efficacité au conseil (pour
que ses frais d'administration soient peu élevés) et garantirait un
degré de responsabilité convenable.
- D'autre part, comme le Fonds comprend
exclusivement des argents des radiodiffuseurs privés et que ces derniers
n'en seront pas des bénéficiaires directs, il semblait tout à fait indiqué
que la structure choisie reflète le fait qu'ils sont des intervenants
clés.
- Enfin, pour qu'il y ait transparence,
il faut également établir des critères d'admissibilité objectifs et
clairs.
Structure et conduite des affaires du conseil
- Le conseil se composera d'un maximum
de dix administrateurs, répartis comme suit :
- quatre représentants de la radio commerciale,
- quatre représentants de l'ADISQ,
- deux représentants indépendants ayant
une certaine connaissance des secteurs de la radio et de l'enregistrement
sonore ou d'autres compétences pertinentes particulières.
- La nomination des administrateurs se fera
de la manière suivante :
- Les radiodiffuseurs choisiront les représentants
de la radio commerciale.
- L'ADISQ désignera ceux de l'industrie
du disque, en veillant à ce que les personnes choisies soient bien représentatives
de l'industrie du disque de langue française.
- Les radiodiffuseurs et l'ADISQ s'entendront
sur le choix des administrateurs indépendants.
- Il y aura un président et un vice-président.
Le président détiendra la voix prépondérante : en cas d'égalité
des voix, il tranchera la question à l'étude. Le premier titulaire de
cette charge sera un radiodiffuseur, qui sera désigné par l'ACR et occupera
le poste pendant au moins deux ans. Il sera secondé, à la vice-présidence,
par un représentant de l'industrie du disque de langue française, sélectionné
par l'ADISQ.
- Il faudra l'accord d'au moins 75 %
des membres du conseil (soit huit des dix administrateurs) pour que
soit adoptée toute modification des principes fondamentaux du Fonds
ou des règlements administratifs du Fonds.
- Le conseil nommera un directeur exécutif,
qui veillera à la marche quotidienne des activités du Fonds.
- Le conseil dressera une liste de vingt
personnes, soit dix du secteur de la radio et dix autres représentant
du secteur de l'enregistrement sonore (ex., maisons de disques, éditeurs,
gérants, etc.). Ces personnes seront appelées à constituer un jury d'au
moins six personnes, tirées à parts égales des deux secteurs, les membres
du secteur de l'enregistrement sonore devront parvenir de domaines différents
(ex., maisons de disques, éditeurs, gérants, etc.)
Structure juridique
- Le Fonds sera constitué en société sans
but lucratif selon la Loi sur les corporations canadiennes.
- Cette société obéira aux règles administratives
fondamentales suivantes :
- Son conseil d'administration sera constitué
d'un maximum de dix membres.
- Il devra y avoir sept administrateurs
présents pour constituer le quorum nécessaire à chaque assemblée, et
toute modification des principes fondamentaux du Fonds ou des règlements
administratifs exigera l'approbation d'au moins huit administrateurs.
- Le conseil devra tenir au moins une assemblée
par année et désignera à cette occasion un vérificateur qui examinera
les états financiers de la société et les présentera au conseil à l'assemblée
annuelle suivante.
- Les principes directeurs, les principes
fondamentaux de l'organisation du Fonds et les critères d'admissibilité,
de même que la structure et les règles de conduite des affaires du conseil
seront énoncés dans les règlements administratifs de la société.
Décaissements
- Jusqu'à l'entrée en activité du Fonds,
la contribution assortie à chaque transfert de propriété et de contrôle
d'entreprises de radio sera remise à l'ACR, en fiducie, après l'approbation
de la transaction par le Conseil. Le rôle de l'ACR se limitera à transférer
les sommes reçues au Fonds à son entrée en activité, selon le mode de
répartition indiqué ci-après. En dehors de cela, l'ACR n'aura rien à
voir avec l'administration du Fonds.
- Dans le cas de transactions visant un
marché francophone, l'ACR remettra 80 % des sommes reçues au Fonds
axé sur les artistes d'expression française et 20 % de celles-ci
au Fonds devant soutenir les artistes d'expression anglaise.
- Dans le cas de transactions visant un
marché anglophone, l'ACR remettra 80 % des sommes reçues au Fonds
axé sur les artistes d'expression anglaise et 20 % de celles-ci
au Fonds devant soutenir les artistes d'expression française.
- Comme il a été dit précédemment, il sera
interdit à tout requérant qui obtient l'assistance du Fonds d'en déduire
quelque portion que ce soit des redevances allant à l'artiste.
- Tous les frais assortis à l'établissement
de la personne morale du Fonds et toutes les dépenses en immobilisations
et dépenses d'autre nature engagées dans la mise sur pied de son siège
seront couverts à même les sommes visés au Fonds.
- Comme il a aussi été indiqué précédemment,
toutes les demandes de financement seront présentées au Fonds et il
appartiendra au directeur exécutif de déterminer lesquelles satisfont
aux critères d'admissibilité. Toute demande qui ne satisfait pas à ces
critères sera renvoyée au requérant accompagnée d'une explication pourquoi
la demande ne rencontre pas tous les critères arrêtés.
- Dans le cas d'une demande satisfaisant
aux critères arrêtés, le directeur exécutif convoquera un jury d'au
moins six personnes (trois du secteur radio et trois du secteur de l'enregistrement
sonore). Ce jury évaluera la demande d'après une grille très précise
élaborée par le conseil d'administration et fera part des résultats
de son évaluation au conseil, qui prendra la décision finale. Il appartiendra
au directeur exécutif de fournir toute la documentation pertinente au
jury et de lui apporter le soutien nécessaire pour qu'il effectue l'évaluation.
Frais d'administration du Fonds
- Au plus 10 % des sommes qui, selon
toutes prévisions, seront versées au Fonds au cours des cinq à sept
prochaines années seront affectés à l'administration du Fonds4.
- Comme le versement des contributions au
Fonds s'échelonnera sur la période de licence entière et que la mise
en marche du Fonds occasionnera des frais exceptionnels, on calculera
la moyenne des contributions totales estimées devant être versées au
Fonds au cours des cinq à sept prochaines années et on utilisera
ensuite ce montant pour déterminer le maximum pouvant être affecté à
l'administration du Fonds chaque année5.
Responsabilité
- Le conseil d'administration du Fonds remettra
chaque année au Conseil un rapport des activités du Fonds dans lequel
seront détaillés tous les décaissements effectués, de même que tous
les projets appuyés par le Fonds. Le premier de ces rapports portera
sur la période du 1er septembre 2000 au 31 août
2001 et les suivants sur les activités des exercices commençant le 1er septembre
de l'année et se terminant le 31 août de l'année suivante.
Partie C Effet
Prévu
Effet prévu
- L'ACR a préparé un tableau résumant toutes
les transactions approuvées à ce jour et les contributions dont elles
s'assortissent. Ce tableau est reproduit à l'annexe D. L'annexe D
renferme par ailleurs un tableau similaire des transactions à l'étude,
qui, si elles sont approuvées, comporteront un versement de contributions.
Se fondant sur les données incluses dans ces annexes, l'ACR estime que
les contributions versées au fonds combiné pour les deux secteurs,
au cours des cinq à sept prochaines années se chiffreront
approximativement à 19,9 millions de dollars.
- Compte tenu de la répartition des contributions
assorties aux transactions visant les marchés francophones et anglophones,
les versements au Fonds RadioStar pour la période de contribution s'établiront,
selon les prévisions actuelles, à approximativement 6 millions de dollars,
de sorte que l'appui financier annuel consenti se chiffrera aux environs
de 960,000 $. On trouvera une copie des prévisions budgétaires à l'annexe E.
Conclusion
- La proposition de l'ACR visant le « Fonds
RadioStar » permettra de réaliser plusieurs objectifs de la politique
gouvernementale, notamment en ce qui concerne la mise en valeur des
artistes de la relève et la création d'un moyen de soutenir les efforts
du secteur canadien de l'enregistrement sonore en vue de promouvoir
de nouvelles étoiles de la musique canadienne.
- Un des objectifs clés que se sont fixés
les secteurs de la radio et de l'enregistrement sonore, en ce qui a
trait au fonds de commercialisation et de promotion de la musique canadienne,
est d'avoir un effet perceptible véritable sur la carrière des artistes
bénéficiant de l'assistance du fonds. L'ACR croit que la proposition
décrite ci-dessus permettra d'atteindre tous les objectifs énoncés,
qui ont été élaborés de concert avec l'ADISQ.
Le tout respecteusement soumis le 18 septembre
2000.
___________
1 Les contributions
découlant des transactions relatives au transfert de propriété et de contrôle
d'entreprises de radio n'apparaissant pas à l'annexe D et qui auront lieu
au cours des prochaines années seront ajoutées aux sommes des contributions
prévue à cet annexe. De plus, ces nouvelles contributions seront versées
au Fonds durant la ou les nouvelle(s) période(s) de licence et selon les
modalités de paiement autorisés par le Conseil dans sa ou ses décision(s)
autorisant le transfert de propriété et contrôle d'entreprises de radio.
2 Musicaction
gère des programmes de financement de la production de disques de promotion,
de disques compacts et de vidéos, ainsi que des tournées et des activités
de commercialisation. Les artistes obtenant une subvention ou une autre
forme d'appui de Musicaction seront admissibles à l'aide consentie par
le Fonds pour tout projet réputé admissible selon les critères établis
par le Fonds. Quiconque demande de l'aide pour un projet que finance aussi
Musicaction devra démontrer que l'activité pour laquelle l'aide est demandée
est véritablement un complément du projet subventionné par Musicaction
et qu'elle constitue nettement un ajout distinct et quantifiable à ce
projet. L'activité visée devra également être conforme aux politiques
qu'arrêtera le conseil d'administration du Fonds sous ce rapport.
3 La production
d'un disque sera exclue.
4 Les prévisions
de la durée des versements aux Fonds sont assujettis au paragraphe 25
de ce mémoire
5 ibid
ANNEXE
A
(traduction)
Par télécopieur : (819) 994-0218
Le 17 septembre 1999
Conseil de la radiodiffusion
et des télécommunications canadiennes
Ottawa (Ontario) K1A 0N2
À l'attention de la Secrétaire générale
| Objet :
|
Rapport
de situation concernant le fonds de commercialisation et de promotion
de la musique canadienne |
Madame,
L'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR)
offre par la présente au Conseil un rapport de situation au sujet de l'élaboration
d'une proposition visant à créer un fonds de commercialisation et de promotion
de la musique canadienne (« le fonds »). Elle lui a déjà présenté
un rapport à ce propos en avril et lui a indiqué alors avoir tenu des
consultations préliminaires, dénuées de formalités, avec les secteurs
francophone et anglophone de l'industrie de la musique. Elle avait joint
à ce rapport la liste des rencontres ayant eu lieu avec divers intervenants
de l'industrie de la musique.
Depuis ce temps, l'ACR a continué d'essayer
d'arriver à une formule globale satisfaisant à la fois aux besoins de
l'industrie de la musique et aux impératifs du secteur de la radio. Reconnaissant
que l'industrie de la musique et le secteur de la radio doivent oeuvrer
avec des exigences très différentes sur les marchés francophones et anglophones,
l'ACR a établi des stratégies distinctes, quoique parallèles, pour faire
progresser les discussions et créer le fonds.
Un groupe de radiodiffuseurs de langue française,
membres de l'Association, a consulté l'Association québécoise de l'industrie
du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) et d'autres associations
de l'industrie de la musique sur un grand nombre de points. Les radiodiffuseurs
et les représentants de l'industrie de la musique sont, les uns comme
les autres, très troublés par la baisse relevée au poste de la production
et de la vente d'enregistrements de langue française et étudient, à l'heure
actuelle, diverses solutions.
Au Canada anglais, l'ACR a poursuivi ses
discussions avec l'industrie de la musique au sujet du fonds et d'autres
mesures. Elle indiquait à ce propos dans le compte rendu qu'elle a fait
au Conseil en avril que M. Gary Slaight a à titre de
coprésident du Groupe de travail sur l'industrie de la musique constitué
par l'ACR entrepris de consulter un grand nombre de personnes
de divers domaines de l'industrie de la musique. M. Slaight s'est
entretenu, entre autres, avec des représentants des grandes maisons de
disques et des maisons canadiennes indépendantes, des organisateurs de
spectacles, des artistes et leurs agents d'affaires et des exploitants
de studios d'enregistrement au cours de deux rencontres dirigées. Il a
également eu des entretiens avec un certain nombre de dirigeants de maisons
de disques canadiennes indépendantes.
Durant l'été, l'ACR a poursuivi ses consultations
auprès de l'industrie de la musique d'expression anglaise en vue de constituer
un groupe représentatif de tous les éléments du monde musical pour discuter
des problèmes communs et trouver les solutions les plus complètes possible.
M. Slaight a rencontré des représentants des maisons de disques canadiennes
indépendantes, de même que de la plupart des grandes maisons de disques,
et les hauts dirigeants de la Canadian Independant Record Production Association (CIRPA)
et de l'Association canadienne de l'industrie de l'enregistrement (CRIA).
Diverses questions ont été abordées lors de ces rencontres, notamment
celle de l'établissement du fonds. En juillet, d'abord par téléphone,
puis dans le cadre d'une réunion tenue le 19 juillet 1999, les présidents
de l'ACR et de CIRPA ont discuté des suites à donner pour faire se matérialiser
le fonds et le groupe susmentionné.
Ces discussions ont mené à une rencontre
officielle de l'ACR et de CIRPA le 8 septembre, à Toronto, où le
fonds était le principal point à l'ordre du jour. Cette rencontre a été
très fructueuse, en ce sens qu'elle a permis de cerner les questions à
résoudre. Les deux associations se sont alors engagées à poursuivre les
efforts en ce qui a trait au fonds et aux autres questions soulevées et
comptent se rencontrer de nouveau au cours des six prochaines semaines.
L'ACR s'attend d'être en mesure de présenter une proposition à ses membres
concernant la création du fonds à son assemblée générale annuelle, à la
fin d'octobre. L'Association soumettra sa proposition à l'approbation
du Conseil peu de temps après.
Pour ce qui est des contributions destinées
au fonds par suite des transferts de propriété déjà approuvés, l'Association
obtient directement de chaque radiodiffuseur dont la transaction a été
approuvée les détails du montant et du mode de paiement de la contribution
qu'il doit en conséquence faire au fonds. Le Conseil trouvera ci-joint
un tableau détaillant les sommes en cause à ce jour par suite des transferts
de propriété sur lesquels il a mis son sceau et l'échéancier des versements
que cela suppose. Comme le révèle ce tableau, il y a à l'heure actuelle
peu d'argent à la disposition du futur fonds et il n'y en aura pas aucun
montant conséquent avant août 2000.
Par conséquent, puisqu'il faut attendre au
mois d'août 2000 avant d'avoir un montant d'une certaine importance à
dépenser, on a encore assez de temps, de l'avis de l'ACR, pour arriver,
avec le concours de l'industrie de la musique, à une formule correspondant
bien à l'objectif visé par le Conseil, c.-à-d. une formule qui permettra
d'appuyer les activités de commercialisation et de promotion destinées
à mettre la musique canadienne, et les artistes canadiens de la relève,
mieux en valeur.
Veuillez agréer, Madame, l'expression de
mes sentiments les meilleurs.
Le président et directeur général,
Michael McCabe
| c.c. :
|
Jean-Pierre
Blais, directeur exécutif intérimaire, Radiodiffusion, CRTC
Nick Ketchum, directeur, Radio et télévision de langue anglaise et
française, CRTC
Conseil de la radiodiffusion de l'ACR |
P. j.

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