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le 5 août 2008
Observations pour Glenn O’Farrell
Nous sommes fort honorés d’accueillir nos invités spéciaux parmi nous aujourd’hui dans les nouveaux locaux de l’ACR. Comme vous le savez, nous consacrons notre nouvelle salle de conférence principale tout récemment terminée aux trois présidents de l’Association qui ont servi l’ACR pendant le plus longtemps.
Nous sommes ravis de voir non seulement des représentants de la famille de Jim Allard ici aujourd’hui – je tiens à accueillir chaleureusement le neveu de M. Allard, Norm
MacDonald. Norm, on me dit que vous avez travaillé à l’ACR.
Je tiens également à accueillir spécialement Ernest Steele et sa famille, y compris sa fille Elizabeth et sa petite-fille, Nathalie, et mon prédécesseur |
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Norm MacDonald, Michael McCabe et
Ernest Steele |
immédiat, Michael McCabe. Michael a fait le voyage de l’Asie du Sud-Est à Ottawa – toute une distance à parcourir – pour sa visite annuelle au Canada afin de renouer avec sa famille et ses amis. Nous sommes ravis que vous soyez parmi nous aujourd’hui à l’occasion de cette consécration des plus spéciales.
J’accueille également la présidente du conseil d’administration de l’ACR, Charlotte Bell, et le secrétaire de l’ACR, David Goldstein. Je me dois également de signaler la présence du juge en chef de la Cour d’appel fédérale, l’honorable John D. Richard. Lorsqu’il était chez Gowling, il se chargeait de surveiller toutes les affaires juridiques de l’ACR; c’était à l’époque où l’ACR n’avait pas d’avocats à l’interne. Soyez le bienvenu, Monsieur le juge en chef Richard. Et, bien entendu, notre propre Michel Arpin, vice-président de la radiodiffusion au CRTC qui, par le passé, a été président du conseil d’administration de l’ACR et a même assuré la présidence de l’Association pendant une courte période. Soyez le bienvenu.
Et finalement, je souhaite une bienvenue spéciale à tous nos invités, dont les anciens présidents du conseil d’administration Alain Gourd et Elmer Hildebrand, de même que Gerry Acton, Eva Gauthier, Jessie McLean et Michel Tremblay, de dévoués employés de l’ACR. Je sais que beaucoup d’entre vous êtes des amis de longue date avec nos trois personnes honorées.

Michel Tremblay, Eva Gauthier et Gerry Acton
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Jessie McLean, Helen Acton,
Michael Caine et
Eva Gauthier |
Chacun des anciens présidents de l’ACR mis à l’honneur aujourd’hui a été reconnu comme éminent chef de file du domaine de la radiodiffusion canadienne, s’est distingué par son style de leadership, et s’est employé à faire adopter des mesures de réforme et à faire avancer la cause des entreprises de radiodiffusion privées.
L’époque de T. James Allard
James Allard fut à la tête de l’ACR pendant un quart de siècle à compter de 1948 – avant même que la télévision ne soit une réalité au Canada – jusqu’à 1973. Et je n’étais aucunement surpris de constater, à la lecture de l’histoire de l’ACR élaborée par Jim, qu’il a résumé la première réunion en 1926 en disant : « Toute la discussion s’est centrée sur le droit d’auteur. »
Pendant son mandat, l’Association a abordé tous les principaux enjeux touchant la radiodiffusion et a posé les jalons de l’industrie de la radiodiffusion d’aujourd’hui. Ses contributions sont si nombreuses que je n’en nommerai que quelques-unes.
À mesure que la radio parvenait à maturité en tant qu’industrie, l’ACR a lutté pour obtenir que le réglementateur à l’époque permette « la commandite commerciale complète » des émissions de nouvelles.
Jim et l’ACR ont préconisé, pendant dix ans, la séparation du réglementateur de l’industrie et de la SRC/CBC. Finalement, à la suite du rapport de la Commission Fowler, on créa en 1958 le Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion et peu de temps après, l’ACR militait en faveur d’ouvrir les fréquences FM pour la radio et exhortait les gouverneurs à accorder une deuxième licence de télévision dans les villes principales.
Alors que tout cela se produisait, l’ACR consacrait une bonne part de ses efforts à la sensibilisation des intéressés, à savoir la collaboration avec le Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion en vue de modifier la réglementation proposée, la sensibilisation de la tribune de la presse parlementaire à l’industrie et la participation à l’élaboration de cours en radiodiffusion à Ryerson et aussi à la mise sur pied d’autres programmes de formation.
Conscient de l’importance de faire entendre et de faire valoir davantage la voix des francophones au sein de l’Association, l’ACR ouvrait en 1965 un bureau à Montréal et travaillait étroitement avec l’ACRTF afin de desservir les stations de radio et de télévision francophones. À cette époque-là, le bureau de l’ACR à Ottawa créait également de la programmation – Report from Parliament Hill – et s’est chargé plus tard de l’administration d’un service d’échange de la programmation locale.
L’époque d’Ernest Steele
Cinq ans après le départ de Jim Allard et à la suite du départ de son successeur, le Docteur Pierre Camu, Ernest Steele devenait président en 1978.

Ernest Steele et Michael McCabe
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Ernest avait occupé des postes cadre au sein du gouvernement fédéral et a été membre du Comité consultatif Fowler sur la radiodiffusion pendant les années 60. Ce Comité s’est penché sur les problèmes concernant la réglementation à l’époque et sur le rapport entre la SRC/CBC et le Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion.
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En 1978 le CRTC terminait sa première décennie et d’autres enjeux de taille préoccupaient le secteur.
Les règlements sur le contenu canadien créaient beaucoup de pression sur les radiodiffuseurs, tant dans le domaine de la radio que celui de la télévision. Les membres de l’ACR se voyaient tenus de créer ou d’acheter davantage de contenu. On s’attendait à ce qu’ils présentent plus d’artistes canadiens à la radio et au petit écran et à ce qu’ils consacrent davantage de temps et d’argent aux dramatiques canadiennes.
Le concept d’investir dans la programmation, les effectifs et même l’infrastructure est devenu une question des plus épineuses pendant le mandat d’Ernest Steele, étant donné qu’une grave et longue récession économique enveloppait le pays.
Cependant, la période de 1978 à 1985 a également fait place à des changements positifs et à l’innovation. Cancom a commencé à assurer des services par satellite aux collectivités éloignées et on a assisté au lancement des premiers canaux « généraux » de télévision payante, suivi des premiers services de télévision « spécialisée » payante. Puis, le Fonds de développement de la production d’émissions a vu le jour. Tous ces développements annonçaient des possibilités pour l’avenir. De plus, la récession a cédé la place à un mini-boom en 1984, lequel a créé un regain d’optimisme dans la société canadienne, et que sont, en fin de compte, les radiodiffuseurs sinon un reflet de la société?
L’époque de Michael McCabe
Michael McCabe a apporté à l’ACR son expertise en communication et son expérience considérable du gouvernement.
On lit, dans les notes sur le 80e anniversaire de l’ACR, que les années de la présidence de Michael McCabe, de 1988 à 2001, étaient, et je cite, « tumultueuses », et pour cause. Le secteur de la télévision d’intérêt général tâchait de composer avec des vagues successives de
« fragmentation. » Le volet de base du service par câble était arrivé en 1987 et des services spécialisés analogiques comme YTV, TSN, RDS, Newsworld et MuchMusic commençaient à attirer des auditoires. Au millénaire, quelque 60 canaux de télévision spécialisée et payante se disputaient une part du marché au Canada.
Du côté du gouvernement et de la réglementation, le Canada adoptait une nouvelle Loi sur la radiodiffusion en 1991, soit à peine quelques années avant que le paysage des communications se métamorphose – avec l’arrivée d’Internet – en un univers tout à fait différent.
Mais Michael a riposté en mettant une vision puissante en œuvre. Il a élaboré Créons notre avenir, une stratégie quinquennale pour l’ACR, ce qui a mené quelques années plus tard à Créons notre avenir, Phase II et au Concept futur.
Et, il a vu également que les radiodiffuseurs avaient la responsabilité d’aider à édifier de solides collectivités canadiennes. Une autre initiative majeure qui s’est réalisée sous la direction de Michael fut En ondes pour le Canada, une campagne nationale de messages d’intérêt public dont le but était de favoriser une société davantage tolérante. L’esprit de collaboration ainsi déclenché s’est répandu dans les industries des communications, si bien que l’Association a pu établir des rapports plus serrés avec les secteurs de la musique et de la câblodistribution et lancer, en 1998, la remise annuelle des Prix de la musique de la radio canadienne.
Le public, lui aussi, réagissait favorablement et a fait bon accueil aux codes sans précédent de l’ACR sur la violence, les émissions pour les enfants, les stéréotypes sexuels et la présentation des groupes minoritaires. Les auditoires auraient dorénavant un moyen d’exprimer leurs préoccupations quant aux émissions en s’adressant au Conseil canadien des normes de la radiotélévision, organisme unique en son genre en Amérique du Nord qui fut lancé par l’ACR en 1990.
Il est difficile de trouver un domaine de l’industrie auquel vous n’avez pas touché, Michael! Puis, on pourrait en dire bien plus : les victoires remportées lors de l’adoption de la politique télévisuelle de 1999, le fusionnement avec l’Association de la télévision spécialisée et payante, et aussi tous les événements époustouflants que nous avons vécus en route vers la décision sur les services numériques spécialisés de catégorie 1.
Je félicite tous ces trois leaders de l’ACR de leurs nombreuses réalisations.
Mais je sais qu’Elmer Hildebrand, un homme qui a soit connu nos trois personnes honorées, soit travaillé avec eux, voudrait dire quelques mots.
Observations d’Elmer Hildebrand
Il est formidable d’être ici pour aider l’ACR à remercier trois pionniers - Jim Allard, Ernie Steele et Michael McCabe. Ils étaient tous les trois impliqués à fond dans les questions de droit d’auteur pendant leur mandat respectif.
Jim Allard était un leader résolu dont le style franc et sérieux était tout à fait ce dont l’ACR avait besoin à l’époque. Ses efforts en vue de faire établir une séparation entre le réglementateur et la SRC/CBC revêtent une grande importance. Jim a traité avec les premiers pionniers de notre industrie à une époque où elle commençait à prendre de l’ampleur et des nouveaux intervenants arrivaient sur la scène.
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Glenn O'Farrell et Elmer Hildebrand |
Ernie Steele était notre dirigeant pendant la première relève de la garde. C’était l’époque de la réglementation plus sévère et de l’émergence du mode FM comme partenaire en radiodiffusion à part entière. Il a également démontré son leadership avec l’arrivée de nouveaux partenaires en démarrage, à savoir les services de télévision spécialisée et payante.
Michael McCabe était indubitablement l’homme qu’il nous fallait au moment où la radiodiffusion s’est mise à vraiment prendre de l’expansion avec non seulement l’octroi de nouvelles licences, mais aussi avec les enjeux touchant les activités de fusionnement. Sous la direction de Michael, nous avons pu élaborer un véritable Plan stratégique et une véritable Vision stratégique, ce qui nous a fort bien servi à mesure que l’industrie se fragmentait et prenait de la maturité.
Aucun de nos présidents n’avait autant d’influence dans les coulisses et de piston que Michael. Et, on peut dire sans crainte de se tromper qu’il a dirigé notre Association alors que notre industrie a pris ses plus grands pas vers l’avant.
Alors que l’industrie croissait et changeait – du mode analogique au mode numérique – l’élément toujours présent durant le mandat des trois présidents – le droit d’auteur – les a tenus, ainsi que le personnel de l’ACR, à la tâche presque jour et nuit. Même si, en fin de compte, nous n’avons pas pu refouler la « marée » des droits d’auteur, à mon avis nous avons certainement RETARDÉ l’inévitable pendant plusieurs années lorsque Michael était à la barre.
Michael a suffisamment d’énergie électrique en lui pour alimenter plus d’une personne. Et tout comme Sir John A. Macdonald maintenait que la force de la volonté pouvait aplanir tous les obstacles entre son désir d’établir une voie ferrée canadienne et la réalisation de ce rêve, Michael a réussi à réunir des nouveaux membres ayant des intérêts divergents sous le toit de l’ACR.
Ce fut des années tumultueuses – mais aussi des années formidables – et nous nous devons de vous remercier!
Michael, vous étiez un grand leader pour notre industrie, et vous avez accompli plus pour nous que se rend compte la plupart des radiodiffuseurs. Vous aviez toujours autant de temps à donner aux radiodiffuseurs de petite taille, comme Red Hughes de Portage ou les Slaight de Toronto. Vous compreniez notre domaine, notre commerce.
Je vous remercie au nom de tous les radiodiffuseurs et je m’estime chanceux de vous compter parmi mes amis!
Observations pour la présidente du conseil d’administration de l’ACR, Charlotte Bell
Des moments comme celui-ci me soulignent les raisons pour lesquelles je m’implique depuis si longtemps dans les activités de l’ACR. Les hommages à ces trois hommes que nous venons d’entendre me mènent à la conclusion que les radiodiffuseurs privés du Canada sont entre de bonnes mains à l’heure actuelle grâce à l’esprit travailleur, au dévouement et à la vision que Jim Allard, Ernest Steele et Michael McCabe ont apporté au travail de l’Association chaque jour.
| Comme vous, Glenn, je ne suis pas du tout surprise que la première réunion en 1926 était entièrement consacrée au droit d’auteur! Et, comme tout le monde |

Glenn O'Farrell et Charlotte Bell
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ici, je crois bien, il me fait énormément plaisir de participer à la célébration des progrès que l’Association à réalisés au fil des années pour faire valoir les intérêts des radiodiffuseurs dans les domaines du droit d’auteur, de la réglementation, des rapports avec le gouvernement et les annonceurs, et surtout celui des nombreuses attentes aussi uniques que diversifiées de nos auditoires. |
Nous avons entendu beaucoup sur les réalisations, les défis et les triomphes de ce trio, et sur les moyens qu’ils ont employés pour jeter les bases de l’Association dynamique et accomplie d’aujourd’hui. C’est une leçon d’histoire que j’apprécie, tout comme j’apprécie la totalité des membres du conseil d’administration de l’ACR. C’est la raison pour laquelle nous avons convenu de consacrer cette salle de conférence, dans les nouveaux locaux de l’ACR, la Salle de conférence Allard – Steele – McCabe.
Je tiens à remercier nos invités d’honneur pour leur importante contribution et nous sommes ravis que chacun d’entre vous ayez pu participer à cet événement spécial.
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