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| POUR PUBLICATION IMMÉDIATE La réglementation de la radio au Canada La politique doit refléter les changements technologiques Ottawa, le 16 mars 2006 – Devant les nouvelles technologies qui s’offrent au consommateur, les nouvelles habitudes de consommation et la concurrence de plus en plus forte livrée par les services non réglementés, une nouvelle démarche audacieuse s’impose dans la façon dont le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) réglemente la radio privée au Canada. Dans un des mémoires les plus exhaustifs qu’elle n’ait jamais présenté au CRTC, l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) propose plusieurs mesures dans le but de renforcer l’industrie canadienne de la radio privée pour qu’elle puisse composer avec les défis que lui lance un marché non réglementé et de plus en plus fragmenté. « L’ancienne économie de la radio a été remplacée subitement par une nouvelle écomonie où la radio fait face à une concurrence non réglementée avec l'arrivée de nouveaux services média et de divertissement, de dire Glenn O’Farrell, président et chef de la direction de l’ACR. Le système d’autrefois, à savoir le système unique et réglementé de services radiophoniques diffusés sur les ondes gratuitement aux Canadiens, ne tient plus. À l’heure actuelle, nous avons deux systèmes : le système réglementé du passé qui concurrence directement – certains diraient même qui entre en collision – avec un système parallèle non réglementé de nouvelles plates-formes de diffusion de contenu audio. » Le mémoire présenté par l’ACR aujourd’hui répond à l’avis d’audience publique de radiodiffusion du CRTC 2006-1 concernant l’examen de la politique sur la radio commerciale. C’est en effet un examen qui se déroule pendant une période marquante de l’histoire de l’industrie de la radio au Canada. Dans le passé, la radio commerciale concurrençait avec d’autres stations de radio, les journaux et la télévision pour obtenir la faveur des Canadiens. Or, aujourd’hui, la radio doit également livrer concurrence à une foule de nouvelles technologies, à savoir la radio sur Internet, la radio numérique, la radio par satellite, l’iPod, la radio sur téléphone cellulaire, la baladodiffusion et le partage de fichiers entre pairs. Elles ont transformé les Canadiens d’auditeurs passifs en des créateurs actifs de leur propre contenu audio. L’ACR a mis de l’avant, pour le compte d’au-delà de 400 stations de radio à travers le pays, plusieurs nouvelles démarches audacieuses pour assurer la viabilité à long terme de la radio privée, notamment : Mettre sur pied un système de primes pour favoriser la diffusion des œuvres des artistes de la relève.
« Toute démarche prise dans le cadre de cet examen historique de la politique sur la radio commerciale doit tenir compte du fait que les anciennes notions de la réglementation n’ont plus cours et que nous nous trouvons maintenant devant la réalité d’une nouvelle source de concurrence non réglementée, a déclaré M. O’Farrell. Cela ne veut pas dire qu’il faut davantage de réglementation, mais plutôt qu’une réglementation plus efficace s’impose. » Le mémoire de l’ACR note également que même si certains services de radiodiffusion privée sont rentables, l’industrie de la radio canadienne est de toute évidence cyclique et subordonnée aux ralentissements de l’activité économique. Le contexte fragmenté des médias et les augmentations des redevances de droit d’auteur, lesquelles ont plus que doublé entre 1995 et 2005 pour s’établir à 70 millions de dollars, ont créé un avenir économique incertain pour la radio privée. De plus, l’ACR prévoit une baisse du nombre d’auditeurs pendant la prochaine décennie en raison des nouvelles technologies et des nouveaux services dans le domaine du contenu audio. Selon ses estimations, les pertes de revenu pour l’industrie de la radio pourraient atteindre jusqu’à 39 millions de dollars d’ici 2010, avec des pertes encore plus importantes projetées pour les années subséquentes. Malgré ces réalités économiques, la contribution que la radio privée apporte au développement des artistes canadiens de la musique n’a jamais été aussi élevée. Depuis l’adoption de la politique du CRTC en 1999, la radio privée a contribué au-delà de 168 millions au développement des talents canadiens (DTC) dont plus de 100 millions versés aux agences de financement – FACTOR, Musiaction, Fonds Radiostar et StarMaker. Étant donné la nouvelle réalité de la radio privée et de l’industrie de la musique canadienne, et aussi le montant exceptionnel que la radio a consacré au DTC pendant les huit dernières années, l’occasion unique s’offre au réglementateur canadien de prendre une nouvelle démarche audacieuse fondée sur son évaluation de l’efficacité de ce financement et des moyens d’en tirer davantage profit afin d’assurer la viabilité et le succès de la radio canadienne et de ses vedettes de la musique. C’est pourquoi, l’ACR propose de consolider les contributions de la radio privée au DTC dans des fonds commerciaux pour les marchés de langue française et de langue anglaise destinés au marketing et à la promotion. La version française de la soumission sera disponible le 17 mars 2006. En 2006, l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) marque son 80ème anniversaire à titre de porte-parole national des radiotélédiffuseurs privés du Canada. Elle représente la grande majorité des services de programmation privés canadiens, y compris les stations de radio et de télévision, les réseaux et les services de télévision spécialisée, payante et à la carte. - 30 - Pour de plus amples renseignements : Frédéric D. Tremblay, Conseiller |
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EXAMEN DE LA POLITIQUE SUR LA RADIO COMMERCIALE Document d’information Les nouvelles réalités de la radio canadienne :
La radio est axée sur le service local :
Les perspectives économiques de la radio :
Promotion des artistes de la relève :
Musique vocale de langue française :
Contenu canadien :
Développement du talent canadien (DTC) :
Entrée sur le marché et l’attribution de trop de licences :
Favoriser la diversité culturelle :
Radio numérique :
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